mercredi 18 novembre 2015

Maux prisonniers du silence (Chronique 8)

Ce matin, nous avons reçu via le formulaire de contact du blog, le mail d'une femme qui cherchait de l'aide pour sa fille polyhandicapée et que la vie avait privé de la parole.
Sa fille souffrait terriblement depuis le début de la matinée sans que le paracétamol ne la soulage et elle ne savait que faire pour apaiser sa douleur dans la mesure où il lui était impossible de savoir d'où provenait le mal.
Le médecin avait été appelé mais était toujours attendu.

La Vie a fait que ce matin, contrairement aux autres matinées de la semaine, j'étais connectée lorsque son message est arrivé et nous avons donc pu y répondre immédiatement...

Christophe me disait justement il y a peu de temps qu'il aurait souhaité pouvoir mettre ses talents au service de personnes privées de la parole pour leur permettre d'être soulagées de leurs maux...
Je pense que la Vie a entendu ses souhaits et nous venions d'en recevoir la preuve.

En moins de 10 minutes nous recevions la photo de la jeune fille en souffrance, et j'appelais cette famille pour établir la connexion puisque mon Chaman est plus efficace lorsqu'il y'a contact auditif, (faute de mieux).

En quelques secondes il identifiait l'origine de ses maux et un problème au bassin, confirmé par sa maman au regard de différents signes cliniques perçus puis confirmés.

Malheureusement la cause était physiologique. Un bon gros lumbago, doublé d'un torticolis ont besoin d'un ostéopathe ou d'un Kiné pour détendre les contractures musculaires et mon Chaman à beau être très doué, il ne sait pas encore masser à distance et ne possède pas le don d'ubiquité...
Mais au moins la famille pouvait prendre rendez-vous et formuler une demande de soins spécifiques.

En attendant, il n'en restait pas moins que cette jeune fille suait de souffrance à l'autre bout de la France sous l'impuissance de ses proches.

Mon petit mari mit quelques minutes à intervenir sur sa douleur. Il ne peut peut-être pas détendre ses muscles mais il peut agir sur sa perception de la douleur et sa relaxation pour éviter de surcontracter toutes ces zones déjà trop enflammées.

C'est toujours magique pour moi d'avoir le téléphone à la main et d'observer d'un côté mon Chaman en plein travail tout en entendant dans le combiné les commentaires de la famille qui constataient de minute en minute la disparition des crispations de douleur, des suées et le relâchement  musculaire conséquent à la détente apportée par le soulagement.
Quel don aussi incroyable que merveilleux...
Je ne peux m'empêcher ce soir de me sentir pleine de gratitude et d'espoir pour les perspectives qu'ouvrent de telles capacités et tenais à partager ce récit  parce que j'ai confiance et que je sais que les personnes qui liront cet article ne seront pas arrivés sur ce lien par hasard, et qu'il pourra servir à soulager encore... ailleurs...


PS: Merci à la famille d'autoriser le récit de cette belle rencontre.

mardi 10 novembre 2015

Accompagnement et soulagement de personnes dans la souffrance et la maladie

Aujourd'hui je vais vous parler d'un livre...
Il y a des dizaines de livres dont j'ai envie de vous parler, des auteurs qui ont littéralement changé ma vie et mon regard sur le monde spirituel...Des auteurs comme Paolo Coelho, Laurent Gounelle et bien d'autres...
Mais aujourd'hui je vais vous parler de Bernard Werber et d'un livre en particulier.

Bernard, j'ai fait sa connaissance avec ses Fourmis... Et alors que mon ami qui me l'avait recommandé m'en disait le plus grand bien et m'avait vraiment donné l'envie de me plonger dans le monde incroyable de la fourmilière, je n'ai pas accroché...
J'ai essayé, j'ai persévéré, j'y suis retournée encore et encore mais non... vraiment pas.
Je compte sur les doigts d'une main les livres que je n'ai pas su terminer et celui-ci en faisait partie.
Depuis, la Vie à remis d'autres livres de Bernard sur mon chemin et je me suis réconciliée avec ses oeuvres.

Je vais vous parler d'un livre que j'ai découvert dans des circonstances bien particulières.

L'une de mes plus proches amies, Bibliothécaire et Conteuse en son état est venue passer quelques jours à la maison et a donc vécu à notre rythme...
Ce rythme où chaque jour ou presque je vais rendre visite à l'une de mes voisines en phase très avancée d'un cancer des poumons et qui souffre énormément.
Je confiais à mon amie à quel point il m'était pénible d'assister à sa souffrance sans pouvoir lui apporter mon aide.

Mon Chaman lui l'accompagne dans la maladie et est capable de soulager les crises de douleurs aigües, mais moi je me sentais bien impuissante.
Bien sûr j'ai conscience que mes visites lui apportent une bouffée d'oxygène, une petite parenthèse dans ses journées. Je sais que la maladie isole et que jour après jours les fossés se creusent entre le malade et les proches qui n'osent plus venir, qui se sentent mal à l'aise ...  Mais tout de même.
C'est si peu de chose qu'une part de moi en est frustrée de ne pouvoir faire plus.

C'est alors que mon amie m'a suggérée la lecture à voix haute.

Et voici ma réponse :
- La lecture à voix haute??? Ah oui! J'ai déjà entendu parler de ça... je sais qu'il y a des personnes qui vont dans les hôpitaux faire la lecture aux malades...
Mais euh... Ma voisine est encore capable de lire, je ne vais pas lui lire un livre quand même !!!
Et puis je n'ai jamais fait cela moi, je ne suis pas conteuse, pis je raconte mal les histoires.... les histoires, je préfère les écrire que les raconter.

Et là elle m'a répondu :
- Non tu ne vas pas lui lire "un livre", tu vas lui lire "Le livre du voyage"...
Et tu verras que non seulement ta lecture lui fera du bien au moral, mais en plus apaisera ses douleurs physiques.


J'étais dubitative et pour achever de me convaincre elle entreprit la lecture du premier chapitre du livre.
Bon d'accord, je devais bien reconnaître que ce livre avait effectivement un "petit quelque chose de vraiment différent des autres livres"!
Mais je ne me voyais pas demander à ma voisine si elle acceptait que je lui fasse la lecture...

Alors, mon amie (très connectée) m'expliqua que le voyage dont il était question dans le livre était en réalité ce que certaines personnes appelaient un "voyage astral", une "sortie du corps" et que cela permettait d'apprendre à évader son esprit d'un corps souffrant ou malade... (Ou pas d'ailleurs, mais le bénéfice en est plus grand encore dans le cas de la maladie je pense)...

Je suis donc allée voir ma voisine, le livre  sur ma tablette ( Eh j'ai l'intégrale de Bernard mais n'avais pas encore pris le temps de tout lire) et lui ai exposé les choses avec à peu près ces mots là...

- Voilà, j'ai une amie bibliothécaire et conteuse à qui j'ai parlé de toi et qui m'a suggéré de tenter une expérience ensemble toutes les deux... L'expérience de la lecture à voix haute d'un livre particulier...
Le livre du voyage. J'ai toute confiance en elle et je la crois lorsqu'elle me dit que ce livre pourrait te faire beaucoup de bien et t'aider à mieux gérer la douleur et la maladie.
Je n'ai jamais fait la lecture à personne en dehors de l'histoire du soir à mes enfants, mais si tu es prêtes à tenter l'aventure avec moi nous découvrirons ce livre ensemble.

A ma plus grande surprise, elle accepta sans ciller...

Chaque jour je vais donc lui faire la lecture une demi-heure, 45 minutes lorsque je le peux...
Je reprends le passage de la sortie du corps  avant de retourner aux paysages laissés la veille , faute de pouvoir me poser une demi journée entière...

Cette lecture a des effets apaisants sur moi, lectrice, mais je dois reconnaître que les effets sur elle et sa souffrance ont dépassés toutes mes espérances.
Jamais je n'aurais pu imaginer un tel relâchement et une telle relaxation suite à une lecture à voix haute.
Alors bien sûr je sais que le choix du livre est essentiel à un tel effet et que ce n'est pas juste la magie de ma voix qui la transporte si loin que son corps ne la fait plus souffrir mais tout de même...
C'est incroyable !

Si incroyable que je ne pouvais pas ne pas y consacrer un article...

Si vous aussi vous connaissez une personne plongée dans la souffrance, mais que vous n'êtes pas à l'aise avec la lecture à voix haute, je vous recommande vivement le livre audio.
Et celui-ci est disponible gratuitement sur youtube...
En voici le lien :





Pour ceux qui ne disposent pas forcement de wifi, des appris iphone et android permettent de télécharger dans le téléphone les vidéos pour pouvoir les visionner et écouter même sans réseau.
Applis  telles que "free download" très utiles pour les livres audios , mais aussi les interviews et conférences...

Très beau voyage à tous, et n'oubliez de partager autour de vous ce lien et ce livre aux pouvoirs incroyables car trop de personnes sont prisonnières de la douleur et de leur corps en souffrance.

samedi 7 novembre 2015

L’histoire de 3 vies sauvées par l’honnêteté et 2 oiseaux.

En vacances à la montagne en quête du repos bien mérité après cette année de dingue, j’étais sur mon balcon, profitant des dernières heures de vacances et de l’imprenable panorama sur le massif du Mont-Blanc lorsque mon téléphone sonna.
En ligne, ma soeur dont je décelai à l’intonation de ses premiers mots qu’il venait de se passer quelque chose de grave.
Sa voix teintée d’angoisse et de panique amplifiait l’effet de sa confession…

Elle m’appelait pour m’informer que les deux oiseaux que je lui avais confié pour les 15 jours de vacances venaient de mourir d’une crise cardiaque… Elle se confondait en excuses m’expliquant qu’elle était très fière qu’il ne leur soit rien arrivés de toutes les vacances et qu’elle ne comprenait pas pourquoi la veille de mon retour, alors qu’elle venait de les redescendre de l’étage où ils avaient passés les 2 semaines sans encombre, tous deux venaient de décéder brutalement… Elle m’assurait les avoir pourtant nourrit et hydraté régulièrement, avoir veillé à ce qu’ils ne manquent de rien alors elle en arrivait à se dire que peut-être ils avaient eu peur du chat ou des chiens… 
Son débit était accéléré et je perdis très vite le fil de ses justifications et de ses excuses happée par une réflexion tout autre…

Après quelques minutes de « décrochage » et de réflexion je repris le fil de ses explications au fait que ses proches lui avaient conseillé de ne rien me dire et d’aller simplement en animalerie me racheter un couple de mandarins de la même couleur genre « ni vu ni connu que j’t'embrouille » et comme ça tout irait pour le mieux dans le meilleurs des mondes…



Effectivement… Si elle m’avait racheté un couple d’oiseaux identiques, je ne m’en serais probablement jamais rendue compte dans la mesure ou je n’avais ces oiseaux que depuis moins d’une semaine avant de partir en vacances et que je n’avais pas encore eu le temps de les observer sous toutes les coutures, absorbée par mes préparatifs de départ…
Mais ce qui est sûr, c’est que si elle ne m’en avait rien dit, jamais je n’aurais pu lui apporter mon regard extérieur sur cet incident qu’elle considérait comme fâcheux pour notre relation mais insignifiant en dehors de cela…
Alors que moi je venais de comprendre que le décès de mes oiseaux était exactement l’inverse : 
Insignifiant pour nôtre relation mais fâcheux en dehors de cela !!!

Quelle était la probabilité pour que 2 oiseaux habitués aux autres animaux domestiques, décèdent en même temps d’une crise cardiaque dans la même cage alors que la cage n’est pas tombée ou qu’il n’y a pas eu d’incident particulier à la maison ???
Elle était infime… 

Afin d’affiner mon intuition j’avais toute fois besoin de quelques renseignements de plus… 
Comme je m’y attendais, ses deux colocataires étaient souffrants depuis quelques jours et tenaient une migraine persistante… 
Et… Avec l’arrivée de l’automne, le chauffage avait repris du service !!!

Tout était là :

 Les oiseaux morts 
Les maux de tête mis sur le dos de fatigue passagère 
Le chauffage rallumé
 =

Intoxication au monoxyde de carbonne!!!


Les oiseaux sont les premiers animaux à détecter le monoxyde de carbone, c’est pour cela que les mineurs descendaient toujours dans les galeries avec des oiseaux pour détecter ce gaz inodore mais pourtant mortel.

Mes deux oiseaux venaient probablement en perdant leur vie de sauver celle de ma soeur et de ses deux colocataires.

Trois vies qui ne seraient peut-être plus là si ma soeur avait choisit de me cacher la vérité…

Quand on dit que l’honnêteté paie… Je pense que cette histoire en est la parfaite illustration!

Et si je la partage aujourd’hui c’est pour informer un maximum de personne  des dangers de ce gaz mortel qui fait trop de victimes chaque hiver, et parce qu’un jour, cet article pourra peut-être permettre de sauver des vies de plus.





Pour info voici un petit copié-collé du site  www.sante.gouv.fr/intoxication-au-monoxyde-de-carbone-quels-symptomes.html

"Il existe deux types d’intoxication :
  • l’intoxication aiguë, qui entraîne une intervention des secours en urgence et se manifeste par des vertiges, une perte de connaissance, une impotence musculaire, voire un coma et le décès ;
  • l’intoxication chronique, qui entraîne des maux de tête, des nausées, une confusion mentale. Difficilement détectable, elle peut entraîner, à la longue, des troubles cardiaques ou respiratoires. Ce type d’intoxication est actuellement suspectée de perturber le développement cérébral des enfants et notamment leur fonctionnement intellectuel.
Des signes cliniques peu spécifiques
Les signes cliniques ne sont pas spécifiques : maux de tête, vertiges, malaises, nausées, dyspnée, troubles de la vision, de l’odorat ou du goût, troubles du sommeil, de la mémoire, de l’attention, douleurs thoraciques, abdominales, musculaires peuvent être rencontrés à des fréquences variables. Le CO a été décrit comme « le grand imitateur » car les intoxications donnent lieu à un grand nombre de faux diagnostics de grippe, de gastro-entérites ou d’autres affections bénignes. "


jeudi 5 novembre 2015

Signes et chemin de Vie.

Aujourd’hui j’avais envie de vous raconter une histoire…
Du vécu bien sûr… 
L’histoire de signes de la vie reçus… mais mal interprétés.

Dans la vie il y a plusieurs sortes de « signes" 
Il y a  les signes envoyés pour nous guider lors de situations délicates, signes qui peuvent être aussi divers que variés…
Et puis il y a les « signes que nous sommes sur le bon chemin », que jusqu’ici tout se déroule comme prévu initialement…
Vous savez ces brefs instants de « déjà vécu » où vous avez alors la certitude absolue que vous avez déjà vécu ce moment jusque dans les moindres détails… 
Comme si il y avait une faille spatio temporelle de quelques secondes… ou comme si au moment de choisir votre incarnation on vous avait présenté une succession d’instants de vie de celle qui vous attend pour vous filer un petit coup de pouce le moment venu…

C’est de ces instants que je vais vous parler aujourd’hui.

Il y a  presque deux ans, peu avant l’orientation scolaire de fin de troisième, nous étions à la recherche du Lycée idéal pour Lola, mon (trop grand) poussin…
La tâche semblait aisée puisque l’orientation professionnelle qu’elle souhaitait entreprendre limitait notre choix à deux établissements scolaires.

  • Le premier, était un énorme établissement public (et donc gratuit), situé à plus d’une vingtaine de kilomètres de la maison la contraignait à 50 minutes de transports en commun chaque matin et autant chaque soir. Elle devait traverser toute la métropole Lilloise et enchaîner marche / bus / métro / et tramway. Le lycée comprenait plus de 1500 élèves et une grande partie des cours avaient lieux dans des bâtiments vétustes et des pré-fabriqués qui avaient fait plus que le temps qui leur était imparti .

  • Le second, était un petit établissement privé (donc payant chaque mois : une bagatelle de 150 euros ( oui je sais , y’en a des bien plus chers mais ajoutez à cela les frais de cantines à 5 euros le repas ce qui représente le budget repas de la famille au complet le midi alors qu'au collège elle nous déjeunions tous ensemble!)) cela faisait une sacré facture supplémentaire à la fin du mois. Ce lycée présentait l’énorme avantage de n’être situé qu’à quelques kilomètres de la maison réduisant le temps de transport à 20 minutes dans un seul Bus et cerise sur le gâteau : les locaux venaient d'être rénovés.
Il nous fallait donc plus d'informations pour pouvoir effectuer notre choix.

Lors de la visite des journées portes-ouvertes du Lycée public, Lola s’était interrompue en montant les marches de l’escalier du bâtiment principal et le trouble se lut soudain sur son visage…
Elle m’expliqua avoir eu une énorme sensations d‘avoir "déjà vécu l’instant qui venait de s'écouler", et était très surprise car c’était pourtant la première fois qu’elle grimpait cet escalier sur lesquels les chiffres en Allemand avaient été peints sur les marches… Elle était certaine de n'avoir jamais connu et vu d'escalier similaire...Et pourtant elle avait cette certitude que ce n'était pas la première fois qu'elle vivait cet instant!




Je ne pus m’empêcher de sourire et voir dans cette perception la confirmation qu’elle était bien sur son chemin de vie…

Puis par mesure de sécurité, nous l’avons tout de même pré-inscrite dans l’établissement privé au cas où elle n’aurait pas été retenue dans la section demandée en premier choix de ses voeux d’orientation, section très demandée puisque pour 250 demandes annuelles , il n’y a que 25 places disponibles.
Mais lorsque son admission fut confirmée, nous nous sommes retrouvés devant un choix à faire qui se résumait à « gratuit et loin" ou "payant mais près ».

N’ayant jamais prise le bus toute seule,habitant à quelques centaines de mètres du collège, et étant très inquiète à l’idée de traverser très tôt le matin toute la métropole Lilloise en enchaînant les différents transports elle eut peu de mal à me convaincre de l’inscrire dans l’établissement privé et je relativisais en considérant la facture mensuelle comme le prix de sa sécurité.

Me chiffonait cependant cette perception qui indiquerait que nous n’aurions pas fait le bon choix d’établissement…

J’ai donc demandé  à la vie de m’envoyer des signes afin de me guider et me confirmer ce choix délicat, signes que je n’ai pas dû percevoir ou interpréter de la bonne manière car je l’ai finalement maintenu son inscription à l’établissement privé près de la maison.

La rentrée scolaire eut lieu… Les mois se sont écoulés et nous sommes passés de déconvenues en désenchantement.
Moi qui avait toujours entendu parler du sérieux des établissements privés, je suis descendue du grenier à la cave en découvrant des absences de plusieurs mois non remplacées, des professeurs sans-cesse en retard, des examens reportés, des bulletins de notes inexistants, suicide de plusieurs élèves, alcoolisme d'autre… bref, le fiasco Total ! Et Lola ne demandait qu’à quitter cet enfer... La goutte d'eau qui fit déborder le vase fut le traffic de drogue en plein cours doublée par l'interpellation policière le même jour de l'un de ses camarades de classe pendant le cours de sport!

Bien décidée à la changer d’établissement à la rentrée suivante j’ai donc contacté le lycée public pour prendre connaissance des démarches administratives et c’est là que j’ai appris que si il est simple de passer du public au privé, l’inverse est bien plus compliqué !
Le secrétariat de l’établissement m’expliqua qu’il fallait effectuer une demande de dérogation auprès du rectorat de l’académie du département, et prier pour qu’aucun enfant ne déménage cette année. En fin de seconde, seule une ou deux places se libéraient, et la priorité était donnée aux familles qui emménageaient sur la métropole. Les chances étaient donc infimes!

Sauf si… La vie s’en mêle et vous file un petit coup de pouce au passage…

Sauf si on vous recommande de joindre une personne bien précise au C.I.O (Centre d'information sur l'orientation ou un truc dans le genre), que cette personne est en pause café, que celle qui passait par là par hasard et a décroché le téléphone alors qu'elle n'était pas censée le faire et que de fil en aiguille et de confidences en confessions elle finit par me confier une petite astuce  qui allait changer le fil des choses...

Elle m'expliqua que à la fin de l'année scolaire, les changements d'établissements scolaires relevaient de l'autorité du rectorat mais que de elle à moi, pendant l'année , il n'en était rien. Seul le directeur de l'établissement pouvait accepter  ou refuser une admission exceptionnelle si les motivations étaient valables et que nous parvenions à le convaincre...

C'était plus d'hypothèses positives qu'il n'en suffisait à me convaincre de tenter ma chance...
Et puis j'avais toujours dans un coin de ma tête le souvenir de cet instant de "déjà vécu" pour lequel j'avais fini par me convaincre qu'elle avait déjà vécu la journée porte ouvertes et non sa scolarité là-bas, mais que si et seulement si je m'étais trompée, alors les choses se mettraient en place toute seule pour qu'elle puisse retrouver le bon chemin...

Et à partir de là, tout s'est enchaîné très vite... Dans une sérénité totale et avec une facilité surprenante.
L'appel au lycée pour prendre rendez-vous avec le directeur... la rédaction et le dépôt de la lettre de motivation... Le rappel du directeur, le rendez-vous du lendemain...
Et le changement d'école 3 jours plus tard à la plus gràe surprise de toutnle personnel enseignant et alors que le directeur lui même nous confiait ne pas avoir procédé à ce genre d'admission depuis des années mais que il ne savait pourquoi, "cette fois il pensait que cela valait le coup" !!!

Un changement qui lui permet désormais de bénéficier d'une formation professionnelle digne de ce nom... Même si le prix à payer n'est pas financier mais temporel dans les transports en communs, c'est aujourd'hui son choix.

Qu'il est doux et rassurant de prendre conscience que des erreurs sont possibles, qu'aucun choix n'est irrévocable et que l'univers tout entier consent à tout mettre en place pour le meilleurs de chacun d'entre nous...

Les chemins de vie ne sont pas sans détours, sans encombres mais chacun de nous à le sien pour devenir une personne meilleure, plus éveillée, plus à l'écoute d'elle, de ses proches et du monde qui l'entoure...
Et si à la croisée de deux chemins, vous choisissez le mauvais, il est rassurant de penser que l'on a le droit de se tromper, que de nos erreurs naîtront des apprentissages qui nous rendront plus forts encore et qu'aucune d'elle n'est définitive.
Il suffit juste d'accepter cette erreur, de bien-vouloir faire demi-tour et de ne pas hésiter à demander un peu d'aide...
Merci la Vie.