mercredi 18 novembre 2015

Maux prisonniers du silence (Chronique 8)

Ce matin, nous avons reçu via le formulaire de contact du blog, le mail d'une femme qui cherchait de l'aide pour sa fille polyhandicapée et que la vie avait privé de la parole.
Sa fille souffrait terriblement depuis le début de la matinée sans que le paracétamol ne la soulage et elle ne savait que faire pour apaiser sa douleur dans la mesure où il lui était impossible de savoir d'où provenait le mal.
Le médecin avait été appelé mais était toujours attendu.

La Vie a fait que ce matin, contrairement aux autres matinées de la semaine, j'étais connectée lorsque son message est arrivé et nous avons donc pu y répondre immédiatement...

Christophe me disait justement il y a peu de temps qu'il aurait souhaité pouvoir mettre ses talents au service de personnes privées de la parole pour leur permettre d'être soulagées de leurs maux...
Je pense que la Vie a entendu ses souhaits et nous venions d'en recevoir la preuve.

En moins de 10 minutes nous recevions la photo de la jeune fille en souffrance, et j'appelais cette famille pour établir la connexion puisque mon Chaman est plus efficace lorsqu'il y'a contact auditif, (faute de mieux).

En quelques secondes il identifiait l'origine de ses maux et un problème au bassin, confirmé par sa maman au regard de différents signes cliniques perçus puis confirmés.

Malheureusement la cause était physiologique. Un bon gros lumbago, doublé d'un torticolis ont besoin d'un ostéopathe ou d'un Kiné pour détendre les contractures musculaires et mon Chaman à beau être très doué, il ne sait pas encore masser à distance et ne possède pas le don d'ubiquité...
Mais au moins la famille pouvait prendre rendez-vous et formuler une demande de soins spécifiques.

En attendant, il n'en restait pas moins que cette jeune fille suait de souffrance à l'autre bout de la France sous l'impuissance de ses proches.

Mon petit mari mit quelques minutes à intervenir sur sa douleur. Il ne peut peut-être pas détendre ses muscles mais il peut agir sur sa perception de la douleur et sa relaxation pour éviter de surcontracter toutes ces zones déjà trop enflammées.

C'est toujours magique pour moi d'avoir le téléphone à la main et d'observer d'un côté mon Chaman en plein travail tout en entendant dans le combiné les commentaires de la famille qui constataient de minute en minute la disparition des crispations de douleur, des suées et le relâchement  musculaire conséquent à la détente apportée par le soulagement.
Quel don aussi incroyable que merveilleux...
Je ne peux m'empêcher ce soir de me sentir pleine de gratitude et d'espoir pour les perspectives qu'ouvrent de telles capacités et tenais à partager ce récit  parce que j'ai confiance et que je sais que les personnes qui liront cet article ne seront pas arrivés sur ce lien par hasard, et qu'il pourra servir à soulager encore... ailleurs...


PS: Merci à la famille d'autoriser le récit de cette belle rencontre.

mardi 10 novembre 2015

Accompagnement et soulagement de personnes dans la souffrance et la maladie

Aujourd'hui je vais vous parler d'un livre...
Il y a des dizaines de livres dont j'ai envie de vous parler, des auteurs qui ont littéralement changé ma vie et mon regard sur le monde spirituel...Des auteurs comme Paolo Coelho, Laurent Gounelle et bien d'autres...
Mais aujourd'hui je vais vous parler de Bernard Werber et d'un livre en particulier.

Bernard, j'ai fait sa connaissance avec ses Fourmis... Et alors que mon ami qui me l'avait recommandé m'en disait le plus grand bien et m'avait vraiment donné l'envie de me plonger dans le monde incroyable de la fourmilière, je n'ai pas accroché...
J'ai essayé, j'ai persévéré, j'y suis retournée encore et encore mais non... vraiment pas.
Je compte sur les doigts d'une main les livres que je n'ai pas su terminer et celui-ci en faisait partie.
Depuis, la Vie à remis d'autres livres de Bernard sur mon chemin et je me suis réconciliée avec ses oeuvres.

Je vais vous parler d'un livre que j'ai découvert dans des circonstances bien particulières.

L'une de mes plus proches amies, Bibliothécaire et Conteuse en son état est venue passer quelques jours à la maison et a donc vécu à notre rythme...
Ce rythme où chaque jour ou presque je vais rendre visite à l'une de mes voisines en phase très avancée d'un cancer des poumons et qui souffre énormément.
Je confiais à mon amie à quel point il m'était pénible d'assister à sa souffrance sans pouvoir lui apporter mon aide.

Mon Chaman lui l'accompagne dans la maladie et est capable de soulager les crises de douleurs aigües, mais moi je me sentais bien impuissante.
Bien sûr j'ai conscience que mes visites lui apportent une bouffée d'oxygène, une petite parenthèse dans ses journées. Je sais que la maladie isole et que jour après jours les fossés se creusent entre le malade et les proches qui n'osent plus venir, qui se sentent mal à l'aise ...  Mais tout de même.
C'est si peu de chose qu'une part de moi en est frustrée de ne pouvoir faire plus.

C'est alors que mon amie m'a suggérée la lecture à voix haute.

Et voici ma réponse :
- La lecture à voix haute??? Ah oui! J'ai déjà entendu parler de ça... je sais qu'il y a des personnes qui vont dans les hôpitaux faire la lecture aux malades...
Mais euh... Ma voisine est encore capable de lire, je ne vais pas lui lire un livre quand même !!!
Et puis je n'ai jamais fait cela moi, je ne suis pas conteuse, pis je raconte mal les histoires.... les histoires, je préfère les écrire que les raconter.

Et là elle m'a répondu :
- Non tu ne vas pas lui lire "un livre", tu vas lui lire "Le livre du voyage"...
Et tu verras que non seulement ta lecture lui fera du bien au moral, mais en plus apaisera ses douleurs physiques.


J'étais dubitative et pour achever de me convaincre elle entreprit la lecture du premier chapitre du livre.
Bon d'accord, je devais bien reconnaître que ce livre avait effectivement un "petit quelque chose de vraiment différent des autres livres"!
Mais je ne me voyais pas demander à ma voisine si elle acceptait que je lui fasse la lecture...

Alors, mon amie (très connectée) m'expliqua que le voyage dont il était question dans le livre était en réalité ce que certaines personnes appelaient un "voyage astral", une "sortie du corps" et que cela permettait d'apprendre à évader son esprit d'un corps souffrant ou malade... (Ou pas d'ailleurs, mais le bénéfice en est plus grand encore dans le cas de la maladie je pense)...

Je suis donc allée voir ma voisine, le livre  sur ma tablette ( Eh j'ai l'intégrale de Bernard mais n'avais pas encore pris le temps de tout lire) et lui ai exposé les choses avec à peu près ces mots là...

- Voilà, j'ai une amie bibliothécaire et conteuse à qui j'ai parlé de toi et qui m'a suggéré de tenter une expérience ensemble toutes les deux... L'expérience de la lecture à voix haute d'un livre particulier...
Le livre du voyage. J'ai toute confiance en elle et je la crois lorsqu'elle me dit que ce livre pourrait te faire beaucoup de bien et t'aider à mieux gérer la douleur et la maladie.
Je n'ai jamais fait la lecture à personne en dehors de l'histoire du soir à mes enfants, mais si tu es prêtes à tenter l'aventure avec moi nous découvrirons ce livre ensemble.

A ma plus grande surprise, elle accepta sans ciller...

Chaque jour je vais donc lui faire la lecture une demi-heure, 45 minutes lorsque je le peux...
Je reprends le passage de la sortie du corps  avant de retourner aux paysages laissés la veille , faute de pouvoir me poser une demi journée entière...

Cette lecture a des effets apaisants sur moi, lectrice, mais je dois reconnaître que les effets sur elle et sa souffrance ont dépassés toutes mes espérances.
Jamais je n'aurais pu imaginer un tel relâchement et une telle relaxation suite à une lecture à voix haute.
Alors bien sûr je sais que le choix du livre est essentiel à un tel effet et que ce n'est pas juste la magie de ma voix qui la transporte si loin que son corps ne la fait plus souffrir mais tout de même...
C'est incroyable !

Si incroyable que je ne pouvais pas ne pas y consacrer un article...

Si vous aussi vous connaissez une personne plongée dans la souffrance, mais que vous n'êtes pas à l'aise avec la lecture à voix haute, je vous recommande vivement le livre audio.
Et celui-ci est disponible gratuitement sur youtube...
En voici le lien :





Pour ceux qui ne disposent pas forcement de wifi, des appris iphone et android permettent de télécharger dans le téléphone les vidéos pour pouvoir les visionner et écouter même sans réseau.
Applis  telles que "free download" très utiles pour les livres audios , mais aussi les interviews et conférences...

Très beau voyage à tous, et n'oubliez de partager autour de vous ce lien et ce livre aux pouvoirs incroyables car trop de personnes sont prisonnières de la douleur et de leur corps en souffrance.

samedi 7 novembre 2015

L’histoire de 3 vies sauvées par l’honnêteté et 2 oiseaux.

En vacances à la montagne en quête du repos bien mérité après cette année de dingue, j’étais sur mon balcon, profitant des dernières heures de vacances et de l’imprenable panorama sur le massif du Mont-Blanc lorsque mon téléphone sonna.
En ligne, ma soeur dont je décelai à l’intonation de ses premiers mots qu’il venait de se passer quelque chose de grave.
Sa voix teintée d’angoisse et de panique amplifiait l’effet de sa confession…

Elle m’appelait pour m’informer que les deux oiseaux que je lui avais confié pour les 15 jours de vacances venaient de mourir d’une crise cardiaque… Elle se confondait en excuses m’expliquant qu’elle était très fière qu’il ne leur soit rien arrivés de toutes les vacances et qu’elle ne comprenait pas pourquoi la veille de mon retour, alors qu’elle venait de les redescendre de l’étage où ils avaient passés les 2 semaines sans encombre, tous deux venaient de décéder brutalement… Elle m’assurait les avoir pourtant nourrit et hydraté régulièrement, avoir veillé à ce qu’ils ne manquent de rien alors elle en arrivait à se dire que peut-être ils avaient eu peur du chat ou des chiens… 
Son débit était accéléré et je perdis très vite le fil de ses justifications et de ses excuses happée par une réflexion tout autre…

Après quelques minutes de « décrochage » et de réflexion je repris le fil de ses explications au fait que ses proches lui avaient conseillé de ne rien me dire et d’aller simplement en animalerie me racheter un couple de mandarins de la même couleur genre « ni vu ni connu que j’t'embrouille » et comme ça tout irait pour le mieux dans le meilleurs des mondes…



Effectivement… Si elle m’avait racheté un couple d’oiseaux identiques, je ne m’en serais probablement jamais rendue compte dans la mesure ou je n’avais ces oiseaux que depuis moins d’une semaine avant de partir en vacances et que je n’avais pas encore eu le temps de les observer sous toutes les coutures, absorbée par mes préparatifs de départ…
Mais ce qui est sûr, c’est que si elle ne m’en avait rien dit, jamais je n’aurais pu lui apporter mon regard extérieur sur cet incident qu’elle considérait comme fâcheux pour notre relation mais insignifiant en dehors de cela…
Alors que moi je venais de comprendre que le décès de mes oiseaux était exactement l’inverse : 
Insignifiant pour nôtre relation mais fâcheux en dehors de cela !!!

Quelle était la probabilité pour que 2 oiseaux habitués aux autres animaux domestiques, décèdent en même temps d’une crise cardiaque dans la même cage alors que la cage n’est pas tombée ou qu’il n’y a pas eu d’incident particulier à la maison ???
Elle était infime… 

Afin d’affiner mon intuition j’avais toute fois besoin de quelques renseignements de plus… 
Comme je m’y attendais, ses deux colocataires étaient souffrants depuis quelques jours et tenaient une migraine persistante… 
Et… Avec l’arrivée de l’automne, le chauffage avait repris du service !!!

Tout était là :

 Les oiseaux morts 
Les maux de tête mis sur le dos de fatigue passagère 
Le chauffage rallumé
 =

Intoxication au monoxyde de carbonne!!!


Les oiseaux sont les premiers animaux à détecter le monoxyde de carbone, c’est pour cela que les mineurs descendaient toujours dans les galeries avec des oiseaux pour détecter ce gaz inodore mais pourtant mortel.

Mes deux oiseaux venaient probablement en perdant leur vie de sauver celle de ma soeur et de ses deux colocataires.

Trois vies qui ne seraient peut-être plus là si ma soeur avait choisit de me cacher la vérité…

Quand on dit que l’honnêteté paie… Je pense que cette histoire en est la parfaite illustration!

Et si je la partage aujourd’hui c’est pour informer un maximum de personne  des dangers de ce gaz mortel qui fait trop de victimes chaque hiver, et parce qu’un jour, cet article pourra peut-être permettre de sauver des vies de plus.





Pour info voici un petit copié-collé du site  www.sante.gouv.fr/intoxication-au-monoxyde-de-carbone-quels-symptomes.html

"Il existe deux types d’intoxication :
  • l’intoxication aiguë, qui entraîne une intervention des secours en urgence et se manifeste par des vertiges, une perte de connaissance, une impotence musculaire, voire un coma et le décès ;
  • l’intoxication chronique, qui entraîne des maux de tête, des nausées, une confusion mentale. Difficilement détectable, elle peut entraîner, à la longue, des troubles cardiaques ou respiratoires. Ce type d’intoxication est actuellement suspectée de perturber le développement cérébral des enfants et notamment leur fonctionnement intellectuel.
Des signes cliniques peu spécifiques
Les signes cliniques ne sont pas spécifiques : maux de tête, vertiges, malaises, nausées, dyspnée, troubles de la vision, de l’odorat ou du goût, troubles du sommeil, de la mémoire, de l’attention, douleurs thoraciques, abdominales, musculaires peuvent être rencontrés à des fréquences variables. Le CO a été décrit comme « le grand imitateur » car les intoxications donnent lieu à un grand nombre de faux diagnostics de grippe, de gastro-entérites ou d’autres affections bénignes. "


jeudi 5 novembre 2015

Signes et chemin de Vie.

Aujourd’hui j’avais envie de vous raconter une histoire…
Du vécu bien sûr… 
L’histoire de signes de la vie reçus… mais mal interprétés.

Dans la vie il y a plusieurs sortes de « signes" 
Il y a  les signes envoyés pour nous guider lors de situations délicates, signes qui peuvent être aussi divers que variés…
Et puis il y a les « signes que nous sommes sur le bon chemin », que jusqu’ici tout se déroule comme prévu initialement…
Vous savez ces brefs instants de « déjà vécu » où vous avez alors la certitude absolue que vous avez déjà vécu ce moment jusque dans les moindres détails… 
Comme si il y avait une faille spatio temporelle de quelques secondes… ou comme si au moment de choisir votre incarnation on vous avait présenté une succession d’instants de vie de celle qui vous attend pour vous filer un petit coup de pouce le moment venu…

C’est de ces instants que je vais vous parler aujourd’hui.

Il y a  presque deux ans, peu avant l’orientation scolaire de fin de troisième, nous étions à la recherche du Lycée idéal pour Lola, mon (trop grand) poussin…
La tâche semblait aisée puisque l’orientation professionnelle qu’elle souhaitait entreprendre limitait notre choix à deux établissements scolaires.

  • Le premier, était un énorme établissement public (et donc gratuit), situé à plus d’une vingtaine de kilomètres de la maison la contraignait à 50 minutes de transports en commun chaque matin et autant chaque soir. Elle devait traverser toute la métropole Lilloise et enchaîner marche / bus / métro / et tramway. Le lycée comprenait plus de 1500 élèves et une grande partie des cours avaient lieux dans des bâtiments vétustes et des pré-fabriqués qui avaient fait plus que le temps qui leur était imparti .

  • Le second, était un petit établissement privé (donc payant chaque mois : une bagatelle de 150 euros ( oui je sais , y’en a des bien plus chers mais ajoutez à cela les frais de cantines à 5 euros le repas ce qui représente le budget repas de la famille au complet le midi alors qu'au collège elle nous déjeunions tous ensemble!)) cela faisait une sacré facture supplémentaire à la fin du mois. Ce lycée présentait l’énorme avantage de n’être situé qu’à quelques kilomètres de la maison réduisant le temps de transport à 20 minutes dans un seul Bus et cerise sur le gâteau : les locaux venaient d'être rénovés.
Il nous fallait donc plus d'informations pour pouvoir effectuer notre choix.

Lors de la visite des journées portes-ouvertes du Lycée public, Lola s’était interrompue en montant les marches de l’escalier du bâtiment principal et le trouble se lut soudain sur son visage…
Elle m’expliqua avoir eu une énorme sensations d‘avoir "déjà vécu l’instant qui venait de s'écouler", et était très surprise car c’était pourtant la première fois qu’elle grimpait cet escalier sur lesquels les chiffres en Allemand avaient été peints sur les marches… Elle était certaine de n'avoir jamais connu et vu d'escalier similaire...Et pourtant elle avait cette certitude que ce n'était pas la première fois qu'elle vivait cet instant!




Je ne pus m’empêcher de sourire et voir dans cette perception la confirmation qu’elle était bien sur son chemin de vie…

Puis par mesure de sécurité, nous l’avons tout de même pré-inscrite dans l’établissement privé au cas où elle n’aurait pas été retenue dans la section demandée en premier choix de ses voeux d’orientation, section très demandée puisque pour 250 demandes annuelles , il n’y a que 25 places disponibles.
Mais lorsque son admission fut confirmée, nous nous sommes retrouvés devant un choix à faire qui se résumait à « gratuit et loin" ou "payant mais près ».

N’ayant jamais prise le bus toute seule,habitant à quelques centaines de mètres du collège, et étant très inquiète à l’idée de traverser très tôt le matin toute la métropole Lilloise en enchaînant les différents transports elle eut peu de mal à me convaincre de l’inscrire dans l’établissement privé et je relativisais en considérant la facture mensuelle comme le prix de sa sécurité.

Me chiffonait cependant cette perception qui indiquerait que nous n’aurions pas fait le bon choix d’établissement…

J’ai donc demandé  à la vie de m’envoyer des signes afin de me guider et me confirmer ce choix délicat, signes que je n’ai pas dû percevoir ou interpréter de la bonne manière car je l’ai finalement maintenu son inscription à l’établissement privé près de la maison.

La rentrée scolaire eut lieu… Les mois se sont écoulés et nous sommes passés de déconvenues en désenchantement.
Moi qui avait toujours entendu parler du sérieux des établissements privés, je suis descendue du grenier à la cave en découvrant des absences de plusieurs mois non remplacées, des professeurs sans-cesse en retard, des examens reportés, des bulletins de notes inexistants, suicide de plusieurs élèves, alcoolisme d'autre… bref, le fiasco Total ! Et Lola ne demandait qu’à quitter cet enfer... La goutte d'eau qui fit déborder le vase fut le traffic de drogue en plein cours doublée par l'interpellation policière le même jour de l'un de ses camarades de classe pendant le cours de sport!

Bien décidée à la changer d’établissement à la rentrée suivante j’ai donc contacté le lycée public pour prendre connaissance des démarches administratives et c’est là que j’ai appris que si il est simple de passer du public au privé, l’inverse est bien plus compliqué !
Le secrétariat de l’établissement m’expliqua qu’il fallait effectuer une demande de dérogation auprès du rectorat de l’académie du département, et prier pour qu’aucun enfant ne déménage cette année. En fin de seconde, seule une ou deux places se libéraient, et la priorité était donnée aux familles qui emménageaient sur la métropole. Les chances étaient donc infimes!

Sauf si… La vie s’en mêle et vous file un petit coup de pouce au passage…

Sauf si on vous recommande de joindre une personne bien précise au C.I.O (Centre d'information sur l'orientation ou un truc dans le genre), que cette personne est en pause café, que celle qui passait par là par hasard et a décroché le téléphone alors qu'elle n'était pas censée le faire et que de fil en aiguille et de confidences en confessions elle finit par me confier une petite astuce  qui allait changer le fil des choses...

Elle m'expliqua que à la fin de l'année scolaire, les changements d'établissements scolaires relevaient de l'autorité du rectorat mais que de elle à moi, pendant l'année , il n'en était rien. Seul le directeur de l'établissement pouvait accepter  ou refuser une admission exceptionnelle si les motivations étaient valables et que nous parvenions à le convaincre...

C'était plus d'hypothèses positives qu'il n'en suffisait à me convaincre de tenter ma chance...
Et puis j'avais toujours dans un coin de ma tête le souvenir de cet instant de "déjà vécu" pour lequel j'avais fini par me convaincre qu'elle avait déjà vécu la journée porte ouvertes et non sa scolarité là-bas, mais que si et seulement si je m'étais trompée, alors les choses se mettraient en place toute seule pour qu'elle puisse retrouver le bon chemin...

Et à partir de là, tout s'est enchaîné très vite... Dans une sérénité totale et avec une facilité surprenante.
L'appel au lycée pour prendre rendez-vous avec le directeur... la rédaction et le dépôt de la lettre de motivation... Le rappel du directeur, le rendez-vous du lendemain...
Et le changement d'école 3 jours plus tard à la plus gràe surprise de toutnle personnel enseignant et alors que le directeur lui même nous confiait ne pas avoir procédé à ce genre d'admission depuis des années mais que il ne savait pourquoi, "cette fois il pensait que cela valait le coup" !!!

Un changement qui lui permet désormais de bénéficier d'une formation professionnelle digne de ce nom... Même si le prix à payer n'est pas financier mais temporel dans les transports en communs, c'est aujourd'hui son choix.

Qu'il est doux et rassurant de prendre conscience que des erreurs sont possibles, qu'aucun choix n'est irrévocable et que l'univers tout entier consent à tout mettre en place pour le meilleurs de chacun d'entre nous...

Les chemins de vie ne sont pas sans détours, sans encombres mais chacun de nous à le sien pour devenir une personne meilleure, plus éveillée, plus à l'écoute d'elle, de ses proches et du monde qui l'entoure...
Et si à la croisée de deux chemins, vous choisissez le mauvais, il est rassurant de penser que l'on a le droit de se tromper, que de nos erreurs naîtront des apprentissages qui nous rendront plus forts encore et qu'aucune d'elle n'est définitive.
Il suffit juste d'accepter cette erreur, de bien-vouloir faire demi-tour et de ne pas hésiter à demander un peu d'aide...
Merci la Vie.

dimanche 25 octobre 2015

Le "Chien-Chien à son Chaman" (Chronique7)

L’histoire a commencée en juin dernier,  en vacances dans un sublime petit village du littoral Breton…
Toute la tribu s’accordait une semaine de répit chez des amis afin de faire une petite "pause Chantier" bien méritée…
Comme chaque fois que nous partons en vacances, tous les animaux sont du voyage nous avons donc pris la route du grand Ouest avec Chiens et rats…

Petites précisions utiles à la compréhension du récit : Etant allergiques aux chiens depuis quelques années, Yorkshire et caniches sont les deux seules races 100% hypoallergéniques, sommes donc condamnés à ces deux races si nous souhaitons nous entourer d’un compagnon à 4 pattes, et psychologiquement, nous ne sommes pas prêts à assumer le "caniche à sa mémère » même si je dois reconnaître avoir été tentée par un caniche… mais géant… Tentation non partagée par le reste de ma tribu.
Alors nous avons opté pour un York….mouth ! (Les fans de Reuhhh comprendront ;-) … 
Pour les autres il s’agit d’un yorkshire qui ne connaitra jamais les "noeuds noeuds dans les poi-poils », ne mettra jamais les pattes dans un salon de toilettage (Ben quoi ? Je n’ai pas les sous pour me payer le coiffeur, je ne vais pas le payer à mon chien !!!) et mènera une vie « Roots », bien loin du cliché  du chien de salon…

Notre petite chienne, baptisée Inndila -bien avant le succès de la chanteuse- eut ses chaleurs pendant notre semaine de vacances et trop frustrée de sa rétention forcée dans notre résidence, s’octroya une petite virée "sexe et rock’n roll » dans le village après s’être faufilée par la fenêtre du salon, pourtant haute de plus d’1m60 du jardin !!!

Le temps de nous rendre compte de son évasion, de nous lancer à sa recherche dans les ruelles désertes d’un village touristique hors-saison, il était manifestement trop tard…
Mia a retrouvé notre effrontée de toutou entre les pattes d’un autre, bien incapable de se séparer…
Et l’histoire ne dit pas entre les pattes de combien de cabots Bretons était-elle passée avant que nous la retrouvions!

J’ai donc appelé la clinique vétérinaire du coin à la recherche d’une « pilule du lendemain canine ».
J’eus le plaisir de découvrir que cela n’existait pas mais qu’il existait une « injection du lendemain » , ce qui en soit me convenait tout autant… Jusqu’à apprendre, que cette petite seringue me coûterait a pacotille de 180 euros (j’ai bien failli m’étrangler !!!) et qu’en plus elle n’avait qu’une chance sur deux d’être efficace, le cas contraire il y avait encore une chance sur deux qu’elle occasionne des malformations sur les chiots à venir !!!
Et comme en plus il s’agissait d’une première saillie de la demoiselle, les chances des procréation étaient minimes aux dires de la professionnelle… Nous avons donc opté pour laisser la nature bien faire les choses….

Ainsi, 3 semaines plus tard, nous avons commencé à voir le bedon de notre toutou s’arrondir indiscutablement.
J’entendais encore la vétérinaire me dire qu’il n’y avait que très peu de chance que « la sauce ait prise »…

Ravis les enfants se lancèrent dans les paris sur le nombre de petites boules de poils que nous aurions, et commencèrent à élaborer des stratagèmes pour les garder à la maison…TOUS ! 

Ne souhaitant pas les rendre malheureux, j’ai préféré prendre les devants et annoncer directement la couleur avant que leurs petit cerveaux imaginatifs ne se soient déjà projetés dans une vie merveilleuse entourée de merveilleux petits chiots, craquant à n’en pas douter les 6 premier mois, mais beaucoup moins attractifs lorsqu’il faudra les sortir dans le froid et sous la pluie les 14 années qui suivront!

Du coup j’ai un peu cassé l’ambiance en rappelant qu’il était hors de question que nous gardions la moindre petite boule de poil. Qu’il s’agit d’un accident certes, mais que nous n’allons pas agrandir la famille pour autant et que nous allions leur trouver une famille adoptive formidable pour qu’ils soient heureux… mais pas chez nous !!!
De plus, nous avons déjà un Yorkmouth, et notre souhait le plus grand est de guérir très vite ces allergies afin de pouvoir reprendre un bull-terrier car de tous les chiens que nous avons connus depuis plusieurs années, aucun n’arrivait à la cheville de notre Lilou qui nous a quitté il y a déjà 5 ans… Aimerions donc reprendre un bébé-bull afin de retrouver ce lien si fort et si unique qui nous avait lié et qui méritait mieux que quiconque son statut de "meilleur ami de l’homme »!


Devant leur visage déconfit et suppliant je me suis tournée vers leur père pour un peu de soutien lors de ma démonstration d’autorité mais n’ai trouvé qu’un Chaman songeur dans son canapé…

    - Poussin... (Oui ben c’est comme ça que j’appelle mon Chaman dans l’intimité mais chuuuuuuut  hein !!!) Veux tu bien sortir de ta méditation et soutenir ta femme qui essaye de raisonner nos petits gnômes pour ne pas que l’on finisse en annexe du Chenil municipal ??? 
    - … 
    - POUSSIN!!! Dis leur toi qu’on ne va pas garder les chiots parce qu’on veut reprendre un bull dans quelques années et que cela ne sert à rien qu’ils s’attachent !!! 
    - … 
    - POURQUOI TU NE DIS RIEN??? On en a déjà parlé il me semble…On avait dit un bull et plus rien d’autre tu te souviens ???

Et la mon Chaman sortit de son silence pour me dire très calmement que oui nous en avions déjà parlé avant mais que cette fois c’était différent…
Ce coup-ci c’était moi qui étais dubitative ! Je ne voyais pas ce qui pouvait avoir changé au point que mon petit mari qui était plus encore catégorique que moi à ce sujet revienne sur sa détermination !!! Et mon interrogation dû se lire sur mon visage car il enchaîna…

    - En fait c’est un peu bizarre à expliquer mais… Tous les signes sont là  et euh… Comment dire?… Inndila porte notre futur chien! 
    - QUOI ??? 
    - Je ne sais pas pourquoi ni comment mais je sais qu’elle porte notre futur Chien ! 
    - Non NON et NON ! Notre futur chien sera un Bull pas un autre yorkmouth! J’aime beaucoup Inndila mais je ne veux plus de Yorkmouth et je te rappelle que toi non plus tu n’en veux plus !!!! 
    - C’est comme ça , je te le répète je ne sais pas pourquoi mais il est déjà là. (Avec un calme, un aplomb et une sérénité que je ne lui connais que lorsqu’il soigne les autres et qui allez savoir pourquoi ne laisse aucune place à la discussion).

Et il poursuit en m’expliquant toujours aussi calmement que la vétérinaire s’est trompée, qu’il y aurait 4 chiots, et que parmi eux il y aura le nôtre…
Agacée par ce revirement de situation, je ne peux m’empêcher de lui opposer que si ils sont 4 je ne vois pas comment il pourrait reconnaître notre futur chien ce a quoi il s’empressa de me répondre que notre futur chien serait tout noir avec une cravate blanche…
Que ce n’était pas la peine de grogner ou de s’opposer c’était ainsi…
Et il ne démordit pas de cette position durant tout le reste de la grossesse…
Même lorsque je lui rappelai que nous étions allergiques à tous les poils exceptés ceux de York ou de Caniche et qu’aux dernières nouvelles, nous n’en avions pas vu un seul errer en Bretagne !!!
Il me disait qu’il ne savait pas comment mais qu’il en serait ainsi et que la vie nous apporterait les réponses…

En plein déni de ses perceptions chamaniennes, j’ai continué de réfuter toute possibilité de garder un chien de plus en faisant en sorte que les enfants ne se projettent pas trop dans cet avenir ou sans perception particulière je voyais déjà un seau, une serpillère et beaucoup de produit désinfectant !!!
Je finis par me dire en mon for intérieur que si par je ne sais quel miracle, un Yorkshire mettait au monde un chien tout noir avec une cravate blanche, alors je reconsidèrerais peut-être la question… Mais que le cas contraire tous finiraient sur le boncoin!!!

5 semaine plus tard, Inndilla mit bas toute seule comme une grande…


Est-il utile de vous dire qu’il y avait effectivement 4 chiots???
Ce qui était  assez rare pour une première et qui ne manqua pas de nous clouer le bec…
Mais surtout que parmi les quatre, deux étaient noirs avec une cravate blanche !!!  C’était quoi la probabilité de ça ???

Forcément je dû reconsidérer la question de l’adoption pour ces deux boules de poils…
Comment être sûre de ne pas se tromper de chien ?

Sauf que la vie allait nous filer un petit coup de pouce…

1 semaine plus tard ce qui devait arriver arriva…
Nous dûmes ressortir nos boîtes d’anti-histaminiques, nos aérosols de broncho-dilatateurs tous deux périmés depuis le temps qu’ils n’avaient pas servis…
Afin de limiter la prise de ces cochonneries, nous vécumes fenêtres grandes ouvertes 24h//24 pendant tout le mois de septembre et nous ne les avons refermees que lorsque la température finit par descendre en dessous des 13 degrés dans la maison, nous divisâmes par deux les couches de pulls et doublâmes les doses médicamenteuses pour tenir les deux dernières semaines qui nous séparaient de l’anniversaire des deux mois et du sevrage officiel.

Et c’est durant ces deux dernières semaines que les deux chiots noirs à cravate blanche se différencièrent…
L’une des deux boules de poils se vit pousser des poils longs et drus rappelant étrangement ceux de sa maman tandis que l’autre conserva le pelage soyeux et brillant des deux autres… Pelage 100% Allergène !!!

Alors que nous étions sur le point de poster une annonce sur le boncoin pour trouver une famille d’adoption à Lilo comme Lilas, Luna et le Louisss le seul petit gars de la portée (Euh… C’est l’année des  « L »  au cas ou vous n’auriez pas remarqué ;-) ) La vie s’est chargée de nous éclairer sur le choix à faire et nous a offert un petit chien qui ressemble à tout sauf à un York mais qui en a pourtant les caractéristiques sanitaires nous permettant de lui faire une petite place au sein de notre tribu :-D …

Je vous présente donc Lilo… Allias « Le chien-chien à son Chaman » !!!


Une petite boule de poil qui ne cesse de nous surprendre de jours en jours et qui ressemble étrangement à notre vieille Bull tant regrettée…
Jusque dans les proportions puisque notre petite Lilo ne semble pas suivre les lignes élancées de sa fratrie et opte de semaines en semaines pour des proportions qui lui valent des surnoms affectueux tels que notre "petite barrique" , "notre petite andouillette" ou «  Notre petit Tonneau qui rime avec Lilo »…

Elle a curieusement repris pas loin toutes les habitudes de Lilou que nous n’avions pas retrouvées dans aucun des 3 chiens qui vécurent chez nous entre temps…
Défauts comme qualités, tout dans cette petite chienne nous rappelle notre complicité avec celle que nous pensions unique au monde, qui le restera à jamais dans notre coeur et qui nous avait tant comblée durant nos 14 années de vie commune…

Je me faisais même remarquer que finalement, seul un petit U faisait la différence entre Lilou et Lilo… 
(Bon et puis le fait que Lilou était toute blanche avec une tache sombre alors que Lilo est toute noire avec une tache blanche !!!)

Parfois, troublée par tant de similitudes, j’en arrive à me demander si son âme ne serait pas revenue parmi nous histoire de faire un autre petit bout de chemin ensemble…
L’avenir nous le dira peut-être… Et je ne manquerai pas de venir vous le raconter en rajoutant un chapitre à cette Chronique...

D'ici là, Longue et heureuse vie à toi petite Lilo!!!





jeudi 22 octobre 2015

Un Chaman avec pignon sur rue…

Je vous confiais hier soir dans mon écrit que l’année qui venait de s’écouler avait sans aucun doute été la plus épuisante de ma vie… de notre vie à mon Chaman et moi…

Ceux qui suivent "Et si on changeait le monde" savent que nous nous sommes lancés à 4 mains dans la construction d’un agrandissement de notre maison…
Un agrandissement que nous avons choisi de construire en paille afin de respecter nos engagements environnementaux…
De la paille Locale, qui a poussé dans un champ à 5 kilomètres de notre maison…
De la paille qui nous apportera des propriétés isolantes exceptionnelles durant les grands froids des hivers nordiques…
Mais surtout de la paille qui nous en a fait baver comme jamais !!!

Alors le lien entre la paille et ce blog vous demandez-vous ???
C’est que l’idée de cet agrandissement est venue lorsque les perceptions et les capacités de mon petit mari ont commencées à croître…

Le bouche à oreille restant la meilleure des publicités, très vite, nous nous sommes retrouvés avec beaucoup de demandes de soins et d’aide sans structure pour accueillir les personnes…
Alors nous recevions dans notre salon.
Très vite il a fallu s’équiper: table de massage pour les soins, fauteuil ergonomique, accessoires de remise en forme divers pour aider à soulager les maux…
Et le salon familial est très vite devenu trop petit ! 

D’autant plus que lorsqu’une personne avait besoin de soin, mon chaman avait besoin de calme…
Les enfants se retrouvaient  alors consignés dans leur chambre avec le wifi pour nounou ce qui ne nous plaisait guère.
Nous avions beau recevoir en leur absence la majeure partie du temps, il y avait toujours des urgences à gérer parfois le week-end, parfois le soir… Et cela devenait de plus en plus compliqué pour la vie de famille!

C’est ainsi qu’est née l’idée de cet agrandissement qui serait uniquement une pièce dédiée au bien être, à la relaxation… et aux soins!
Une pièce à laquelle pourrait accéder les visiteurs sans passer par notre maison, une pièce reliée à notre séjour mais avec possibilité de l’isoler lorsque le besoin serait-là…

Nous nous sommes donc lancés dans cette construction à deux…
Sur 13 mois il nous aura fallu:
  • Penser le projet
  • Dessiner les plans
  • Monter le dossier de permis de construire
  • Apprendre les règles de l’auto-construction
  • Déblayer le terrain (A savoir raser un abri bois, déplacer 3 arbres, défricher quelques mètres carrés…)
  • Terrasser sans pelleteuse ni autre engin qui nous aurait pourtant grandement facilité la tâche
  • Creuser des fondations
  • Couler des mètres cubes et des mètres cubes de béton
  • Réaliser la chape de niveau et raccord avec l’habitat
  • Dresser la structure de Bois qui accueillera les futurs ballots de paille
  • Acheter et ramener des centaines de mètres linéaires de chevrons bastaings, madriers...
  • Scier, ajuster, assembler toute la structure du bâtiment
  • Prévoir des encadrements de fenêtres et les linteaux
  • Ramener 10 par 10 une centaine de ballots de paille compressée de 80x50x40 cm
  • Tronconner les ballots pour les ajuster à la structure
  • bacher et débâcher chaque jour le chantier pour mettre la paille à l’abri de la pluie
  • Monter des fenêtres et une P***** de baie vitrée qui n’y a pas mis du sien
  • Réaliser une toiture complète
  • Contreventer toute l'armature
  • Essuyer des tempêtes à plus de 110 km/h de vent pendant que nos voisins se demandaient tous si nous allions leur rejouer les trois petits cochons!
  • Enduire une centaine de mètres carrés de paille pour éviter que les insectes ne s’y refugient…
  • Abattre 2 murs
  • PLaquer , calicoter (ça doit bien exister, et le cas contraire je l’invente) et enduire…
  • Peindre
  • Carreler
  • Jointoyer
  • Raccorder en électricité (je vous ai déjà dit que nous n’étions pas électriciens? -ni carreleurs, ni couvreurs, ni plaquiste, ni rien de tout cela d’ailleurs!!!!)
Et je suis certaine que j’en oublie encore…
Tout cela, en plus  de notre travail quotidien, en plus d’une famille nombreuse à s’occuper, en plus des 8 kilomètres à pieds quotidiens pour les conduites scolaires, en plus de la préparation des repas, des courses, du travail à assurer (vous savez celui qui paye les factures et la nourriture de tout ce beau monde)…

Vous comprenez mieux pourquoi je vous dit que ce fut la pire année de notre vie?
Nous sommes allés au bout du bout de nos possibilités physiques… Avons attrapé des tendinites à peu près à tous les endroits possibles du corps…. Il y a la tendinite du marteau piqueur différente de celle de la perceuse, différente elle aussi de celle du tournevis … 
Celles des épaules quand il a fallu lever toute la charpente, celle des seaux d’enduits à mélanger qui n’est pas la même que celle des seaux d’enduits à porter… ni même à étaler…
Epuisement physique, épuisement moral d’en chier autant et de ne pas se voir avancer… De sacrifier toute une année de loisirs et de plaisirs pour des travaux ingrats dans le froid, sous la pluie, sous la neige parfois aussi…
Bref une année pendant laquelle nous avons un peu tout mis en pause autour de nous, les amis, les blogs, et même les soins puisque nous n’acceptions plus que les urgences des personnes déjà venues afin de pouvoir terminer au plus vite et enfin reprendre une vie normale.

A l’heure où je vous écrit… C’est presque chose faite puisqu’il ne nous reste que quelques finitions à accomplir sur le chantier mais surtout il nous faut maintenant rattraper une année de taches quotidienne reportées…
Mises à jour administrative, tri des vêtements des enfants, mécanique automobile, réparations du quotidien ajournées telles qu’une chasse d’eau à changer, 2 robinets qui fuient, une douche à remplacer… Tout ce que nous n’avons pas eu le temps de faire au jour le jour durant ces mois d'apnée sur le chantier et qu’il nous faut maintenant mettre à jour….
Et surtout surtout il nous faut accuser le violent contre-coup physique de tant d’efforts soutenus et prolongés… 
Les corps ont souffert et il nous faut aujourd’hui les remercier et les soigner comme il se doit après tant de malmenage.

Pourquoi je vous raconte tout cela ???
Et bien pour pouvoir vous annoncer que mon Chaman a officiellement ouvert son cabinet de soin le 10 octobre, qu’il est officiellement déclaré aux autorités en tant que tel et qu’il aura désormais l’immense privilège de payer ses impôts en tant que "guérisseur / magnétiseur / rebouteux / énergéticien «  Oui ben c’est la rubrique officielle!!! :-P

Un cabinet construit de toutes pièces à 4 mains qui a déjà accueilli une jeune femme venue d'Angers pour se faire soigner (Et non Alex' ce n'est même pas toi... Mais je pense que si succursale il doit y avoir ce sera sur Angers en priorité :-P )
Un cabinet ouvert à tous ceux qui en auront besoin et qui seront en mesure de venir jusqu'à lui...
Pour tous les autres, ceux qui passent via FB ou via le téléphone, le voici en images...




mercredi 21 octobre 2015

Le jour où Mika m'a "présenté" une amie...

Je reprends ma plume après des mois d’absence bousculée par la Vie…

Et ce soir je vais vous parler probabilités…
Ayant toujours été nulle en mathématiques et encore plus en statistiques j’aimerais vous raconter une histoire… Et je vous demanderais de réfléchir avec moi à ses probabilités car moi j’ai perdu le fil très très rapidement…

C’est l’histoire d’une bloggeuse (Moi) qui tient un Blog depuis près de 8 ans (même si l’année dernière il fut délaissé, il ne devrait plus tarder à reprendre du service pour rattraper le retard accumulé et partager toutes ces choses apprises ces derniers mois…

Parmi les lecteurs/trices de "Et si on changeait le monde », il y en a quelques uns/unes qui me lisent "en sous-marin" jusqu’au jour où un article leur parle plus qu’un autre et déclenche l’envoi d’un commentaire ou d’un mail… 
Et parfois la magie opère, les échanges se multiplient, et de magnifiques rencontres se font… Vivi, KatKat, Chantal, Hélène…
Ces rencontres nous permettent de voyager et nous mènent à Millau, Dijon, Toulouse... au gré de nos vacances. 
Parce que la France est grande et que les probabilités que mes lecteurs habitent dans le nord sont forcément faibles.

Alors chers lecteurs que les maths inspirent… Pourriez-vous me dire quelle serait la probabilité pour qu’un ou une de mes lecteurs/trices qui ait décidé d’entrer en contact avec moi  et avec qui le contact passe particulièrement bien (en moyenne un ou une par an pour une dizaine de mails ou messages quotidiens liés à ce blog) habitent à moins de 50 kilomètres de Lille?

Très bien…Vous devez donc avoir une estimation du nombre de départements Français… Avoir restreint ce nombre car il ne suffit pas que du même département mais bel et bien d’un périmètre étroit à l’intérieur de ce département…
Les plus « matheux » d’entre vous ont peut être même affiné encore leurs probabilités en fonction de la densité humaine de chaque région, Lille étant une mégalopole parmi les plus importantes de France…
Quoi qu’il en soit, jusqu’ici vous devez avoir un chiffre en tête… une petite idée.

Bon… Alors maintenant imaginez que malgré la proximité géographique et le très bon contact établi, malgré des dizaines de sms échangés… Nous n’avons jamais eu l’occasion de nous rencontrer dans la vraie vie…
Moi parce que l’année qui vient de s’écouler fut sans la moindre hésitation la plus chargée de toute ma vie et que durant plus de 12 mois nous n’avons reçu ni vu absolument personne d’autre que nos parents une fois tous les deux ou trois mois… Et puis elle parce qu’elle a un tempérament plus réservé et plus patient que le miens.
Alors nous nous disions que ce n’était pas le moment, tout simplement.

Sauf que la Vie en a décidé autrement!

Et comme La Vie est capable de choses incroyables, nous avons eu une petite démonstration totalement hallucinante… 
Vous savez ce que les sceptiques appellent les "successions de coïncidences" et que les personnes un peu plus éveillées nomment synchronicités…

Alors on ressort les calculatrices et on tente de calculer quelle était la chance pour que nous ayons toutes les deux une grande fille, fan de Mika, qui demandent toutes les deux, sans se connaitre bien sûr, une place de concert pour leur cadeaux d’anniversaire!
Quelle serait la probabilité pour que l’on choisisse la même date, dans la même salle, que mon amie souhaite réserver des places en gradins (pour pouvoir assister au concert avec d’autres amis à elle qui avaient déjà leur place en haut) mais que la Vie fasse en sorte qu’il n’y ait plus que des places dans la fosse…Là ou Lola et moi avions réservé.



La suite vous la devinez peut-être… Mais j’en rajoute une couche...
Quelle serait la probabilité pour que dans un zénith plein à craquer de plus de 7000 personnes, nous nous retrouvions elles et nous côte à côte dans une fosse noire de monde???
Sauf que... ne nous étant jamais rencontrées , quelle était la probabilité pour qu’elle me reconnaisse alors que je n’avais pas posté de photos de moi depuis pas loin 2 ans alors qu’elle semble n’être pas plus physionomiste que moi ???

Vous avez une idée vous??? 
Ca tourne autour de quoi ??? 1 chance sur combien de millions ??? 5 ? 10? 100? 1000???

C’est pourtant très exactement ce qui s’est passé !!! Aussi incroyable que cela soit…

Alors quand cela se produit…Nous sommes tout simplement un peu sonnées mais portées par l'euphorie de la soirée, l'enthousiasme et la joie de vivre de Mika, nous avons profité de chaque instant comme d'un énorme cadeau de la vie!!!
La dernière fois que j’ai vécu un "truc pareil", à m'en faire perdre le fil des probabilités... avait déjà donné lieu à un article sur mon autre blog que vous pouvez lire en cliquant ICI... Sauf qu'à l'époque de sa rédaction je n'avais jamais entendu parler de synchronicités…

Alors si ce soir je reprends ma plume, pleine d'émerveillement et de gratitude et que je partage cette anecdote sur ce blog, c'est  pour amener à réfléchir sur ces "incroyables successions de coïncidences"...
Sur la magie de la vie, sur sa capacité a tout mettre en place pour que le meilleurs se produise... Sur toutes les belles choses qui se produisent lorsque l'on lui fait confiance...
Et de cette rencontre précipitée par le destin, plein de belles choses positives sont nées dans nos vies respectives...
Et si je reprends ce soir mon clavier après de trop longs mois de silence sur mes 2 blogs... C'est aussi grâce à Mika, grâce à Sylvie et grâce à la Vie... Merci et à très bientôt.



vendredi 22 mai 2015

Donner et recevoir...

Et bien comme ce blog a parmi ses objectifs d'accueillir récits et témoignages à dimension spirituelle voici un nouvel article "de moi sur moi" qui n'avait pas spécialement vocation à se trouver là mais qui m'a été réclamé avec conviction et que je dédie donc à mon ami.

Les lecteurs de mon autre blog savent qu'il y a quelques années, lorsque j'avais quitté le monde du travail pour m'installer à mon compte je m'étais installée en tant qu'Ecrivain Public car j'avais une clause de non-concurrence sur mon domaine d'activité...
A l'époque, mon fils était encore en bas âge et je ne prospectais que pour un nombre de clients minimal correspondant à des besoins alimentaires... Adepte du "travailler moins pour vivre plus",  je n'étais pas très connue mais cela me convenait très bien !
La clause arrivée à échéance il y a 4 ans, j'ai stoppé mes activités d'écriture pour revenir à mon activité de coeur et du coup stoppé toute communication sur mon activité...
Depuis, quand il restait quelques clients qui avaient conservé mes coordonnées et qui cherchaient encore à bénéficier de mes services je les renvoyais systématiquement vers des confrères de la métropole préférant privilégier mon temps de travail pour une activité plus épanouissante et dans laquelle je prends plus de plaisir.

Et puis il y a eu cet appel lundi et cette vieille dame au téléphone qui a demandé un rendez-vous à l'écrivain expliquant qu'elle était tombée "par hasard sur mes coordonnées sortant d'elle ne savait plus où...
Alors que ma tête était déjà en train de formuler un refus politiquement correct et un renvoi vers un ancien collègue, je me suis surprise à m'entendre accepter une rencontre dans les plus brefs délais au regard de l'urgence perçue dans l'échange téléphonique...
Agacée par ce rendez-vous fixé en plein milieu d'une semaine très chargée alors que nous cumulons le retard sur le chantier de l'agrandissement en paille, j'ai fini par me faire une raison en me rappelant que ce satané agrandissement avait eu raison de toutes nos économies et qu'avec les découverts bancaires que je collectionne chaque première dizaine de mois, je ne pouvais peut-être pas non plus me permettre de faire la difficile.
Et puis surtout j'avais cette petite voix qui me disait que je devais y aller mais sans m'en dire plus...

Alors j'y suis allée... Je suis arrivée dans ce café avec quelques minutes d'avance ce matin en priant pour que ma cliente n'arrive pas trop vite et me laisse le temps de me poser et de souffler quelques minutes...
Les occasions de me poser avec un livre au calme sont si rares que je ne fais pas la difficile... Et me poser au chaud dans un café en attendant ma cliente avec une petite musique de fond c'est du quatre étoile à coté d'un coin de rame de métro en pleine heure de pointe (que je prends aussi de toutes façons! :)
L'heure a tournée...
A l'heure pile de notre rendez-vous je constatais qu'elle était en retard, ou dû moins pas très ponctuelle... Je me disais pour la première fois que j'attendrais une demi-heure... pas plus.
1O minutes après l'heure fixée du rendez-vous je me réjouissais de ce léger retard qui me permettait de terminer mon chapitre...
A 15 minutes de retard je me réjouissais de pouvoir entamer un nouveau chapitre...
A 20 minutes de retard j'envisageais pour la dixième fois de reprendre le métro et de rentrer à la maison prêter main forte à mon homme sur le chantier que j'avais déserté contre la promesse de ramener de quoi commencer à payer le tubage de poêle...
A 25 minutes de retard, j'envoyais un sms à un ami lui disant que je pensais que l'on m'avait posé un lapin, mais que finalement j'étais très heureuse de cette parenthèse qui m'a permis de souffler... J'hésitais entre passer la matinée là avec Paolo Coelho en sirotant un jus d'abricot ou rentrer renfiler mon bleu de travail :)
A 30 minutes mes bras remballaient mon ordinateur, mon coeur me disait de ne pas bouger et ma conscience s'impatientait de rentrer et trouvait que j'avais suffisamment profité !
C'est en pleine analyse de ce dilemme intérieur que ma cliente m'a surprise à 9h31...
Elle s'est confondue en dizaines d'excuses invoquant tour à tour les embouteillages matinaux qu'elle ne fréquentait plus à cette heure depuis des années , sa perte dans la ville faute de savoir faire fonctionner un GPS à son âge et la difficulté à stationner dans le quartier...

Heureuse de ne pas avoir attendu pour rien mais d'avoir néanmoins pu m'octroyer une demi-heure de répit, je l'ai accueilli du mieux possible lui assurant que cette demi-heure avait été très agréable pour moi...
Elle s'est donc installée en face de moi et à commencer à me raconter son histoire avec des conflits familiaux vieux de plusieurs années...
Elle s'est confiée à moi avec une fragilité et une sincérité désarmante.
Totalement emprise à ses émotions, le corps de cette femme de 80 ans était secoué de spasmes nerveux tandis que son doux visage était inondé de larmes à mesure qu'elle évoquait ses peines et souffrances. Chaque fois qu'elle essuyait ses yeux, elle s'excusait de se livrer ainsi et se trouvait ridicule de se mettre dans des états pareils et je ne pouvais qu'accueillir sa peine en la rassurant sur ma bienveillance et mon absence de jugement.
Après 20 minutes de récit, elle me tendit une enveloppe contenant les correspondances épistolaires précédentes ainsi qu'un brouillon sur lequel elle avait jeté les grandes idées de la réponse qu'elle souhaitait que je lui rédige.
J'ai pris le temps de lire l'échange de courrier surprise par la véhémence des membres de sa famille et la patience de ses réponses qui n'avait de cesse de tenter de rétablir la vérité, sa vérité au regard de ses proches.
Puis lorsque je lu la feuille manuscrite avec ses souhaits de réponses je ne pu m'empêcher de lui demander pourquoi ?
Pourquoi tout d'un coup des mots violents, agressifs et blessants étaient couchés sur cette feuille alors que jusqu'alors elle était restée d'une courtoisie à toute épreuve?
Elle m'a répondu ne plus en pouvoir de souffrir, être terriblement malheureuse et avoir été frappée en plein coeur par les mots du dernier courrier reçu et souhaiter à son tour porter des coups et faire mal puisque sa gentillesse d'alors ne lui a pas permis de se faire entendre.

Et là le temps s'est figé dans ce café...
La lettre entre les mains j'étais à nouveau livrée à un duel virulent entre mon petit diable et mon petit ange intérieur...
L'un m'expliquait que mes mots ne devaient pas être porteurs de violence mais d'amour... Tandis que l'autre répondait que mon métier était d'écrire une lettre pour cette femme et que si telle était la lettre qu'elle souhaitait alors cela la regardait.
Ma conscience me criait de refuser et l'autre aspect de moi me disait que j'allais déjà y laisser ma matinée, que si je rentrais à la maison après avoir déserté le chantier mais sans un sou en poche j'allais entendre parler du pays...
Alors mon angelot me rappela que j'avais quitté le monde de l'entreprise pour pouvoir exercer librement et être en accord avec mes principes et qu'en écrivant cette lettre, le lendemain matin je ne me regarderais plus dans la glace de la même façon ce qui finit de me convaincre de refuser ce travail... Restait plus qu'à l'expliquer à cette dame qui venait de parcourir plus de 50 kilomètres pour me rencontrer et de m'ouvrir son passé et son coeur...

Je lui ai donc présenté mes excuses en lui expliquant que je refusais d'écrire cette lettre et en reprenant les arguments de ma conscience tandis que mon Jimini Cricket aux allures d'angelot acquiesçait fièrement de la tête sur mon épaule droite...
Je lui ai dit que les mots avaient le pouvoir de détruire une personne, qu'elle venait d'en faire l'expérience avec les lettres chargées de méchanceté qu'elle a reçue et que je refusais que ma plume puisse blesser d'autres personnes , aussi imparfaites soient-elles. Je lui ai dit que je ne concevais pas de répondre à la violence par la violence et que cela ne ferait qu'attiser le conflit et que personne n'en retirerait quelque chose de bénéfique...

Surprise elle haussa un peu le ton en clamant qu'elle me paierait... Plus cher que ce que je lui avais demandé à la base  si il le fallait mais qu'elle tenait à cette lettre, éveillant l'intérêt de mon diablotin qui ne put s'empêcher de me flanquer l'image de mes relevés bancaires dans la tête !!!

Après un instant de silence et de réflexion j'ai décidé d'écouter mon coeur plutôt que le ministre des finances qui sommeille en moi... Et j'ai décliné son offre une seconde fois ce qui lui occasionna un flot de larmes totalement incontrôlé à ma plus grande surprise !!!

Elle sanglotait qu'elle ne comprenait pas pourquoi je refusais son argent alors que je savais maintenant et que je voyais à quel point ce conflit l'avait détruite...
Et c'est à ce moment là que je suis passée outre toutes les bonnes manières et les principes pour prendre ses mains tremblantes dans les miennes... Et à ma plus grande surprise elle accepta ce contact sans ciller, comme si il la soulageait quelque part,  Je l'ai regardé droit dans ses yeux noyés et rougis et lui ai dit que c'est précisément parce que je savais et je voyais à quel point elle souffrait de ce conflit que je refusais de lui écrire cette lettre qui à mon avis ne ferait que la rendre plus malheureuse encore, même si comme bien des choses toxiques elle lui faisait miroiter un soulagement immédiat.
Je lui ai rappelé sa patiente et son souhait de vérité exprimés sur bien des pages et lui ait dit que non seulement toute cette haine, ce n'était pas elle, mais que surtout cela n'apporte jamais rien de bon à personne.

Lui ai également dit que je serais heureuse de rentrer sans argent si cette conversation pouvait apaiser un peu ses souffrances et qu'il était évident pour moi que le chemin de l'apaisement n'était pas celui qu'elle s'apprêtait à prendre...
Et elle m'a écouté, comme une enfant qui avait besoin d'être rassurée...
J'avais cette femme de 80 ans anéantie devant moi et je cherchais à la consoler de la même manière que je l'aurais fait avec mes enfants, priant intérieurement mes guides de m'aider à trouver les mots qui apaiseraient sa douleur.

Je sus que mes prières furent entendues lorsque ses larmes commencèrent à se tarir...
Elle m'écoutait attentivement, acquiesçant de temps à autre mes propos tandis que je lui parlais de la nature des Hommes... Oui les Hommes sont égoïstes, jaloux, menteurs, vénaux, méchants, de mauvaise foi et la liste est non exhaustive mais il y a du bon dans chaque homme et c'est ce bon là qu'il faut trouver et cultiver en l'arrosant d'amour...
Je lui ai parlé de la sagesse enseignée par une femme qui n'était autre que ma voisine de vacances mais qui était bien plus que cela au fond de mon coeur et qui m'appris un jour où elle me trouva dévastée par le chagrin et la colère que le secret du bonheur c'était de prendre les gens comme ils sont... Imparfaits certes mais qu'il fallait les aimer avec ces imperfections et les aider à s'améliorer en leur montrant le chemin...
Nous avons parlé du hasard qui n'existe pas et de bien d'autre choses...
Je lui ai raconté le compte Africain sur le secret du bonheur et une fois encore elle m'écoutait en serrant ma main dans les siennes cette fois...


Le voici pour ceux qui ne le connaissent pas:

Un enfant demande à son père:
 - Dis papa, quel est le secret pour être heureux ?

 Alors le père demande à son fils de le suivre.
Ils sortent de la maison, le père sur leur vieil âne et le fils suivant à pied.
Et les gens du village de dire:
 - Mais quel mauvais père qui oblige ainsi son fils d'aller à pied !
 - Tu as entendu mon fils ?
Rentrons à la maison, dit le père.

 Le lendemain ils sortent de nouveau,
le père ayant installé son fils sur l'âne et lui marchant à côté.
Les gens du village dirent alors:
 - Quel fils indigne, qui ne respecte pas son vieux père et le laisse aller à pied !
 - Tu as entendu mon fils ?
Rentrons à la maison.

 Le jour suivant ils s'installent tous les deux sur l'âne avant de quitter la maison.
Les villageois commentèrent en disant:
 - Ils ne respectent pas leur bête à la surcharger ainsi!
 - Tu as entendu mon fils ?
Rentrons à la maison.

 Le jour suivant, ils partirent en portant eux-mêmes leurs affaires,
l'âne trottinant derrière eux.
Cette fois les gens du village y trouvèrent encore à redire:
 - Voilà qu'ils portent eux-mêmes leurs bagages maintenant !
C'est le monde à l'envers !
 - Tu as entendu mon fils ?
Rentrons à la maison.

 Arrivés à la maison, le père dit à son fils:
 - Tu me demandais l'autre jour le secret du bonheur.
 Peu importe ce que tu fais, il y aura toujours quelqu'un pour y trouver à redire.
 Fais ce qui te plaît et tu seras heureux.
(Auteur inconnu)


Je lui ai expliqué qu'elle avait assez souffert et qu'aujourd'hui elle devait retrouver la paix.

Le temps à filé et trop vite est arrivée l'heure à laquelle je devais aller récupérer mon petit homme à l'école.
A ces mots, la panique s'empara de "ma petite grand-mère" et elle me supplia de ne pas la laisser ainsi... Elle voulut m'inviter à déjeuner et poursuivre cette conversation mais c'était impossible pour moi... Même si mon coeur aurait volontiers accepté j'étais rattrapée par mes obligations familiales...

La sentant soudain totalement désorientée je l'ai invité à prendre quelques jours pour réfléchir à tout ce que nous venions de nous dire et à partager un repas la semaine prochaine si cela lui convenait et son regard s'est à nouveau illuminé mais avant de me laisser partir elle voulu savoir combien elle me devait.

Amusée je lui répondit que j'avais refusé de travailler pour elle et de lui écrire cette lettre, ce qui était une première et que par conséquent elle ne me devait rien puisque je n'avais rien écrit :)

Et voilà pas que ma gentille et cordiale mamie se transforma en un éclair en personne ferme et autoritaire en criant dans le café, braquant au passage tous les regards sur nous dans un silence qui me semblait être une éternité :
- Ah mais ça ma petite dame JE N'EN AI RIEN A FOU-TRE !!!!Vous ne m'avez peut-être pas donné ce que j'étais venue chercher mais vous m'avez donné tellement plus... Vous m'avez TOUT donné et vous me fâchez et me faites un terrible affront de refuser ce que je vous dois, c'est une question d'honneur me criait-elle!...

J'étais choquée! Scotchée la bouche ouverte de cette métamorphose si soudaine. Mon petit diable me chuchotait "Ben vas-y accepte ! De toutes façons après une matinée de désertion du chantier si tu rentres les mains vides, ça va grogner dans la chaumière ;)" Tandis que mon petit ange s'indignait : Et toi alors??? Ce n'est pas un terrible affront de monnayer ainsi ta gentillesse et ta bienveillance... Tu as donné avec ton coeur, sans intérêt, tu ne vas pas te laisser monnayer pour ta personne comme une fille de joie !

Me rappelant d'un chapitre lu dans un livre sur le besoin fondamental qu'avaient certaines personnes de payer leur thérapeute afin de ne pas se sentir trop redevable et de pouvoir "rendre" quelque chose en échange du service obtenu (et aussi légèrement influencée par mon diablotin) j'ai accepté mais en lui répétant mot à mot ce que ma conscience me soufflait... A savoir que j'étais incapable de mettre un chiffre sur la valeur de notre échange, que pour moi il n'avait pas de prix mais que je comprenais qu'elle puisse avoir besoin d'en fixer un alors que je la laissais seule juge de payer ce qui lui semblait juste afin qu'elle retrouve l' honneur dont elle me parlait...

Nous prîmes rendez-vous pour la semaine prochaine afin qu'elle m'invite dans le meilleurs restaurant de la ville puisque c'est ainsi qu'elle aime remercier ses proches...
Je ne lui ai pas dit que je détestais manger au restaurant... J'ai quand même tenté un "Vous êtes sûre que vous ne préférez pas aller pique niquer dans un parc au bord de l'eau?" et cela l'a fait exploser de rire comme si je venais de raconter la meilleure des blagues alors que j'étais on ne peut plus sérieuse... Du coup je n'ai rien rajouté. J'ai glissé son chèque plié en deux en vrac dans mon sac en me disant que je réfléchirai si oui ou non je finirai par l'encaisser et après m'être chaleureusement faite serrée dans des bras aimants et reconnaissant  je me suis engouffrée dans la bouche de métro, ses bénédictions  et remerciements s'éloignant à mesure que l'Escalator m'emportait vers le sous-sol.

En attendant ma rame de métro je réfléchissais à la tournure improbable qu'avait pris cette matinée... Je réalisais que je comprenais mieux pourquoi mon instinct m'avait poussé à cette rencontre, qu'effectivement j'avais fait beaucoup de bien à cette femme et qu'elle aussi m'avait fait beaucoup de bien... Je prenais conscience de la légèreté de mon coeur à cet instant... du bonheur que cela me procurait d'avoir pu lui redonner le sourire et je mesurais ma chance quand mon petit ange se rappela à moi en me disant : "Tu vois tu as accepté cette rencontre parce que tu avais besoin d'argent... Tu as refusé de travailler pour la première fois de ta vie parce que tu souhaitais malgré tout rester fidèle à tes valeurs, ce n'était pas le choix le plus simple, tu aurais pu te lever, t'excuser et partir mais tu as pris le temps néanmoins de donner de toi et au final "La vie" t'as remercié avec ce chèque..." Et j'ai souri parce que je trouvais une petite "justice" là dedans.

Ce n'est que plus tard en sortant mon livre pour me poser dans la rame de métro que j'ai découvert le chèque qui s'était glissé entre deux pages et je n'ai su étouffer mon juron en découvrant son montant à trois chiffres !!!
Les regards des passagers se sont tournés vers moi et j'ai explosé de rire parce que la seule chose que je visualisais à cet instant c'était mon petit ange dansant la gigue sur mon épaule, agitant le chèque sous le nez de mon diablotin d'une main et lui faisant un gros fuck de l'autre !



lundi 18 mai 2015

L'amour donne des ailes...et des racines !

Aujourd'hui je vais vous raconter une histoire vraie, qui une fois n'est pas coutume,  n'est pas celle de mon Chaman mais la mienne.
L'histoire d'une expérience qui a changé ma vie spirituelle, et donc un peu ma vie tout court...

Tout à commencé il y a un peu moins de 1 an, c'était au mois de Juillet dernier.
Avant de commencer les travaux de notre agrandissement en paille, il nous a fallu préparer le terrain et pile à l'endroit où devaient se trouver nos futures fondations se trouvaient deux arbres... Mes arbres.
Un magnolia citronné de 5 ans qui mesurait déjà près de 3 mètres de haut et dont le parfum me fait tourner la tête à chaque printemps et un superbe hibiscus qui me fait voyager jusque Hawaï chaque fois que je contemple ses magnifiques fleurs!

L'expérience m'a appris qu'il est impossible de transférer un arbre en plein été, en plein soleil,  a moins peut-être d'avoir le tractopelle de bob le bricoleur et de pouvoir embarquer avec lui deux mètres cube de terre !!! Autant dire mission impossible avec notre pauvre pioche et notre bêche de jardinier amateur.

Mais je n'ai pas su me résigner  à  mettre ces arbres à la benne sous prétexte que j'avais déjà échoué une fois dans le passé et que tous mes proches me disaient que c'était impossible.
Et puis je me suis souvenue d'un article que j'avais lu sur le net qui parlait de l'influence de l'amour sur les plantes... Cet article racontait que des élèves de je ne sais plus quelle université célèbre avaient procédé à une expérience sur des plantes rigoureusement identiques dans deux pots tout pareils... Chaque jour les étudiants envoyaient de l'amour à l'une d'elle et des sentiments négatif à l'autre...
Ils ont établis que la plante qui avait reçu de l'amour avait superbement grandi et que l'autre avait dépéri malgré un traitement et une exposition similaires.
Alors je me suis dit que si j'envoyais de l'amour à mes arbres, beaucoup d'amour... Ils pourraient peut-être s'en sortir...

J'ai donc déplanté ces deux grands arbres, je leur ai coupé leurs petites branches pour ne pas qu'ils gaspillent leur énergie inutilement et qu'ils puissent se concentrer sur leur survie.

Je les ai replanté, tutoré, arrosé à coups de dizaine de seaux de 10 litres d'eau de pluie par jour...

Comme tout le monde me l'avait prédit et comme lors de ma dernière tentative, toutes les feuilles ont fané et les bois ont commencé à noircir.
Bien sûr les voisins qui passaient par là ne pouvaient s'empêcher de me dire que c'était peine perdue , que c'était impossible qu'ils survivent...Que je perdais mon temps...
Mais il en fallait plus pour me décourager!

Pendant des semaines, Matin et soir, je me suis posée 10 minutes sur chaque arbre pour leur envoyer tout mon amour... Les mains autour de leur tronc je visualisais tout cet amour et toutes ces belles énergies  passer entre mes mains, courir le long de ses branches et descendre jusqu'aux racines pour qu'elles puissent en créer des nouvelles dans leur nouveau sol...

Forcément, mes gnômes se sont moqués (je veux dire en plus de mes voisins!) et malgré mes efforts, toutes les feuilles sont tombées...
Bien sûr j'ai douté, mais j'ai persévéré !  Je voulais y croire...
Je voulais croire qu'avec tout mon amour et toutes mes bonnes énergies je réussirai à sauver ces deux arbres, mes arbres !

Je me fichais de savoir que c'était impossible, je ne voulais pas penser que j'avais sectionné la plus grosse racine du magnolia par un coup de bêche trop profond. et que l'intégralité des racines déplacées tenaient dans un seau de 10 litres..
J'y croyais de tout mon coeur parce que si cela se réalisait cela signifierait à mes yeux qu'il n'y a pas d'impossible quand on aime et quand on le veut vraiment !
Enfin ça je le savais déjà pour "moi" mais je pensais qu'il y'avait tout un tas de limites autour de moi...
Et si je réussissais ce miracle  en lequel personne ne croyait c'était une façon de crier au monde entier que oui on pouvait changer le monde et les certitudes établies avec une bonne dose d'amour et de volonté !

L'automne est arrivé, suivi de l'hiver... Je savais que la sève était redescendue et que plus rien ne se jouait mais chaque fois que je passais à côté d'eux pour  aller chercher du bois pour le poêle, je les encourageais en secret, avec toute ma bienveillance et mon amour... 

Lorsque le printemps est arrivé, Je guettais avec impatience l'arrivée des premiers bourgeons pour voir si tous mes efforts avaient porté leurs fruits...
Avec le retour de températures plus clémentes, les bourgeons sont apparus sur tous les arbres du jardin, du quartier même... Mais pas un seul sur mes deux arbres à moi.
Rien.
Que dalle.

L'hibiscus du voisin commençait pourtant à se couvrir de feuilles mais rien chez moi.
Aucune trace de vie... Pire en y regardant de plus près les branches moyennes avaient changé de couleur et étaient devenues du bois mort et cassant cet hiver...
J'ai donc taillé une seconde fois dedans...Et j'en ai remis une grosse couche !
Je leur ai expliqué que la sève remontait, qu'ils devaient s'accrocher et faire des feuilles pour mieux se porter... J'ai continué de les aimer très fort...

Et les bourgeons sont sortis sur l'hibiscus!!!
3 semaines plus tard que tous les autres mais ils étaient là... Et ils étaient nombreux !!!

Le magnolia lui a plus de mal... Mais il m'a fait une superbe feuille... Une seule sur tout l'arbre !
Je ne vous dis pas comme je tiens à distance tous les escargots!
Alors je l'encourage et je continue de lui envoyer du "vas-y pépère en fluide", je m'émerveille sur les tous petits bourgeons qui commencent  à poindre alors qu'il revient de si loin !!!

Fan des gardiens de la galaxy, ma petite tribu m'a surnommé Groot, comme la vieille branche que tout le monde pensait morte et qui est revenue à la vie lentement, mais sûrement :)


Alors oui "Je s'appelle Groot"!!! Avec grand bonheur même !!!

Et surtout, je n'en fini plus de m'émerveiller sur ces deux petits miracles de l'amour et sur les perspectives qu'ils ouvrent :) ...
J'espère de tout coeur que cet article vous ouvrira à vous aussi de nouveaux axes de réflexions et d'expérimentation :)

jeudi 16 avril 2015

Salon non fumeur (Chronique 6)

Ce qu'il y a de bien avec mon Chaman c'est que chaque jour ou presque nous apporte son lot de surprises et de nouveautés et aujourd'hui, il a encore fait très fort mon mari !

Nous avons été contactés par une jeune femme via la page Facebook du blog...
Elle est tombée par hasard sur mes écrits, fut interpellée par les Chroniques, particulièrement celles qui parlent des soins à distance et décida donc de nous écrire pour savoir si nous pouvions lui apporter une aide quelconque concernant des ennuis de santé.

Lors de l'appel téléphonique, mon chaman perçut bien deux douleurs non évoquées mais bien réelles, preuve que la connexion était belle et bien établie mais cette jeune femme venait de mettre en place  une démarche thérapeutique aussi pertinente que complète, entourée de professionnels de santé qui semblent très compétents alors mon Chaman ne vit pas immédiatement ce qu'il pouvait faire pour l'aider.
Bien sûr nous l'avons invité à nous re-contacter lors d'une crise de douleurs afin de pouvoir lui apporter aide et soulagement mais je restais convaincue qu'il y avait autre chose...

Einstein disait que "Le hasard c'est quand Dieu se promène incognito" et elle, elle nous avait trouvé par pur hasard... Cela me suffit à creuser d'avantage, il devait y avoir une bonne raison à cette "rencontre" mais nous ne l'avions pas encore trouvée.

En papotant plus longuement nous en avons appris un petit peu plus sur son histoire, celle de sa famille, de sa mère dont elle était très proche et qui l'avait quitté trop tôt emportée par un cancer, son travail trop pénible, ses ennuis de santé... Mais nous ne comprenions toujours pas ce que nous pouvions faire pour lui venir en aide alors nous avions fini par conclure que ce serait le temps qui nous apporterait les réponses et qu'il nous suffirait de nous montrer patient...
Et nous sommes retournés avancer le chantier de travaux.

Nous n'imaginions pas que les réponses arriveraient si vite !

Moins d'une heure plus tard, à cours de batterie pour la perceuse, Christophe est rentré dans la maison brancher le chargeur et est ressorti aussi sec :

- Dis donc ! La maman de la jeune fille qui nous a contacté, elle fume ???
- Hein ? Mais j'en sais rien moi, pourquoi ?
- Parce que ça sent le tabac dans la maison à côté de l'autel.
- Quoi??? Mais depuis quand tu as retrouvé l'odorat toi (Mon homme enrhubé n'avait même pas senti ma bonne crème dessert au chocolat quelques heures plus tôt)? /Suis donc rentrée dans la maison , et moi qui par contre ai d'ordinaire assez de flair pour nous deux, je n'ai absolument rien senti/
- Je n'ai pas retrouvé l'odorat, pour ça que je te demande si sa maman fume... Mais ceci dit cela m'étonnerait au regard de la maladie qui l'a emportée, ce doit être moi qui délire.

Et mon Chaman partit courir comme chaque jour...

De retour de son entrainement, la jeune femme m'avait  entre-temps expliqué qu'effectivement sa maman s'était mise à fumer très jeune et avait fumé jusqu'à ses derniers jours, même si elle avait bien ralentit lorsqu'elle était malade...
Elle précisa également qu'elle fumait à l'aide d'un porte cigarette, détail loin d'être commun.

A son retour, Christophe fut surpris d'apprendre qu'effectivement elle était fumeuse, et si cela lui suffisait peut-être pour identifier la provenance de cette odeur de tabac qu'il avait perçue, moi il m'en fallait plus...
Que voulez-vous, j'ai toujours ce petit côté cartésien qui ressurgit et qui me pousse à rechercher toujours plus de preuves lorsque les situations commencent à devenir "délirantes" lol...

Lui ai alors dit que oui elle était fumeuse, mais qu'elle avait une particularité si "particulière" que si il la  trouvait cela ne pouvait être qu'elle qui la lui aurait soufflé...
(Non parce que les premières particularités des fumeurs sont... je ne sais pas moi, la pipe, le cigare, de l'herbe, un tabac spécial.... En tous cas , jamais je n'aurais pensé à cela directement!)

Agacé de ce petit jeu de devinette alors que lui avait déjà tout compris il me répondit du tacOtac qu'elle faisait des ronds de fumée et fumait avec un long fumoir  me laissant ma gueule par terre !!!


Bon OK ! La mère de cette jeune femme que nous ne connaissions pas la veille "était là", et communiquait avec lui ! Mais que faire ? Ce n'était pas à nous que revenait la question.

Surprise, sa fille nous expliqua ce qu'elle attendait de sa maman, les questions auxquelles elle aurait aimé avoir des réponses, ce qu'elle aurait aimé lui dire... Et mon chaman fit passer le message pendant que j' expliquais à sa fille que si il se passait quoi que ce soit, nous reviendrions vers elle.

Moins d'une minute plus tard Christophe était assailli de messages et d'images !!!
Des phrases sans queue ni tête à nos yeux mais qui eurent un sens à ceux de sa fille... Des objets, des faits, des lieux précis et lointains qui appartiennent à l'histoire de leur famille comme ce village de pierre au bord des eaux froides du Nord de l'Irlande... Et puis cette phrase, ce message pour sa fille qui revenait en boucle.

En pleine expérience inédite, mon Chaman fut tout de même perturbé par ce qui était en train de se passer, par cet échange, cette transmissions de messages que nous ne comprenions pas et que sa fille nous décryptait un à un en live...Et ne put s'empêcher de grogner !

Mia, 12 ans témoin de la scène et déjà habituée à des conversations....comment dire? ... Différentes des autres foyers... Hallucina sur ce qui était en train de se passer et ne put s'empêcher de demander qui s'adressait à son papa de la sorte et pourquoi?  Ce à quoi son père lui expliqua entre deux perceptions:
- Euh... Attention à toi, si tu ne veux pas avoir la réponse, ne poses pas la question... lol
Ce à quoi elle répondit "Euh... D'accord! Oui tu as raison!"  juste avant de monter dans sa chambre" :)

Après quelques minutes intenses, mon homme finit par conclure en grognant que si cela continuait comme cela il finirait par être bon à enfermer !
Et lorsque sa fille s'excusa de la situation imprévue mon "Chaman Malgré lui" à l'humour très spécial ne put s'empêcher de lui dire :

- Bon euh... Maintenant j'ai du travail moi, alors récupère ta mère elle est dans le coin, si tu veux lui parler, vas-y! Elle écoute ! Et dis lui de ne plus fumer dans mon salon !

Et avant de quitter la pièce il lança :

- Bon maintenant que l'épisode de Poltergheist est terminé je peux peut-être retourner finir mon enduit hein ? 

Et il partit en gloussant, mort de rire de ses bêtises ! lol

Très émue, la jeune femme nous remercia pour ces moments riches et intenses... Aussi imprévisibles que surprenants, pour elles comme pour nous.

Et nous c'est la vie que nous remercions pour cette belle expérience...