vendredi 8 septembre 2017

Chaman VS Objet perdu

Ce soir je vais vous raconter l'histoire d'une bague...
Pas n'importe quelle bague: "Ma bague", le seul souvenir qui me reste de mon papa décédé l'année de mes 15 ans...
Cette bague est en réalité la bague de fiançailles qu'il a offerte à ma maman il y a plus de 50 ans et pour laquelle j'ai toujours eu, aussi loin que je m'en souvienne, une grande fascination.
Il s'agit d'une bague de forme pourtant classique (certains osent même le "vieillotte"), avec une pierre taillée griffée dessus qui m'a toujours attirée...
Petite quand je faisais des câlins à ma maman dans le canapé, je lui chipais sa bague quelques minutes et la glissais trop grande à ma main pour avoir le plaisir de l'admirer sur mes petits doigts...
Plus tard, quand ma maman ne put plus la porter car elle était devenue trop petite, elle la stocka dans un petit coffre à bijoux et je me faufilais souvent le soir dans leur chambre pour l'admirer dans son coffret de marbre Italien... Un soir, je ne l'ai pas reposée dans le coffret mais dans une petite boîte de camembert que j'avais décorée pour la fête des mères et dans laquelle maman conservait précieusement mes colliers de coquillettes et mes bagues de perles de rocaille... J'adorais cette bague et la ranger dans la boîte avec les bijoux qui venaient de moi était ma manière à moi de me l'approprier un petit peu...
Je ne savais pas à l'époque que cela la sauverait quelques mois plus tard des mains des cambrioleurs qui raflèrent tous les bijoux du coffre délaissant curieusement la boite de colliers de nouilles et ma bague par la même occasion...
La petite fille a grandi, a quitté la maison de maman, a fondé sa propre famille et c'est le jour de mon mariage, que ma maman m'a offert cette bague que j'aimais tant et que je n'ai pas quittée une seule journée depuis. Voilà plus de quinze années que chaque jour mes yeux se portent plusieurs fois par jour sur cette bague devenue mon bien le plus précieux et dont la valeur est selon moi totalement inestimable.

Alors quand le lendemain de notre retour de vacances je  me suis aperçue que la pierre qui trônait au sommet de ma bague avait disparue, je ne pus retenir un cri d'horreur !!!
Mon premier réflexe fut d'aller retourner chaque centimètre carré de notre chambre, literie et dessous de meubles inclus... En vain.
J'étais effondrée. Impossible de retenir mes larmes tant j'étais bouleversée... Je me souvenais encore de la voix de ma maman qui me rassurait petite m'expliquant que non elle ne pouvait pas perdre la pierre de sa bague, jamais, car elle n'était pas collée mais griffée... Et l'impensable venait pourtant de se produire !

Toute la famille a passé la journée à retourner toute la maison...
Et pour ne rien arranger, nous avions assisté le premier jour de nos vacances à un mariage dont la décoration des tables étaient des toutes petites pierres de plastique de taille identiques à celle qui était portée disparue et chaque enfant s'était rempli les poches de ces "petits  brillants trop beaux" et en avaient semé des centaines dans tout le camion, les malles, les valises, les trousses de toilettes... Bref 150 fausses joies plus tard je désespérais de retrouver un jour mon caillou...

Quelle était donc la probabilité de le retrouver dans les 110 m2 de maison, après avoir lancé toutes les "lessives post retour de vacances"?  Je ne pus m'empêcher de frémir à l'idée que l'eau de lessive ait pû l'emporter à jamais...
J'ai démonté les filtres de ma machine à laver (inondé au passage ma salle de bain), ceux du sèche-linge, confisqué jusqu'à nouvel ordre l'aspirateur de la maison...

J'ai bien tenté de sortir mon pendule pour lui demander de m'aider à le retrouver mais j'étais dans un tel état que je n'étais bonne à rien...

Je me suis alors souvenue de la brocante que j'avais faite juste avant les vacances et sur laquelle ma petite voix m'avait guidée jusqu'à un stand, m'incitant fortement à acheter un vieux cierge... ( Ah oui pour les petits nouveaux... voici le lien vers les explications de "Ma petite voix")
J'eus beau lui expliquer que je n'achetais que les lots de bougie IKEA elle insista et je finis par céder à ce cierge à l'effigie de Saint-Antoine de Padoue pour la modique somme de 20 centimes.
M'étais alors dit que peut-être un jour je perdrais mon téléphone et que ce jour là je serais heureuse d'avoir ce cierge à l'effigie de ce Saint que l'on prie pour le retour des objets égarés...
Jamais je n'aurais imaginé l'allumer pour ma bague...


J'ai également posté un message sur la page du groupe de prières pour toutes les âmes bienveillantes de toutes confessions que j'ai crée sur Facebook et qui a déjà fait des petites merveilles...
Et j'ai prié et prié encore.

Mon chaman de Mari qui n'a jamais vraiment donné dans les "objets perdus" ne cessait de me répéter que chaque fois qu'il pensait à ma pierre il voyait du bitume, et comme il n'y a pas de bitume dans la maison ou sur la terrasse et que j'étais aller relever le courrier plusieurs fois le matin, nous avons également épluché les 100m2 autour de la boîte aux lettres... En vain.

Le soir, en allant faire les courses au supermarché, ma petite voix me souffla d'en parler à la responsable du magasin et j'avais beau trouver cette idée complètement stupide je finis par céder à son insistance... J'ai bien tenté de lui expliquer que selon moi ce n'était pas une grande idée d'ébruiter la perte d'une pierre dans une grande surface dans laquelle ces personnes passeraient leurs journées, ma petite voix se montra catégorique, je devais en parler à cette femme là et pas une autre...
L'expérience m'a toute fois prouvée que je pouvais lui faire entièrement confiance et c'est donc sans comprendre le but de ma démarche et sans grande conviction que je laissais mes coordonnées à cette femme dans l'hypothèse où elle retrouverait mon caillou...
J'ai toutes fois pris soin de spécifier que j'offrais une récompense tant sa valeur sentimentale était importante, au cas où... Et je fus surprise de l'entendre me répondre qu'il était hors de question d'évoquer la moindre récompense et que si elle la retrouvait elle me promettait de me la rendre car elle ne savait que trop la douleur de la perte d'un bijou de famille. J'ai alors pensé que notre conversation devait avoir lieu pour elle et non pour me venir en aide et je suis sortie dépitée pour passer au crible la place de stationnement où je m'étais garée à mon retour de vacances pour remplir le frigo.

Pliée en deux, le nez sur le bitume je balayais pas après pas le parking avec l'énergie du désespoir lorsqu'un vieux monsieur surgit de je ne sais où me demanda si j'avais égaré quelque chose...
Il me souhaita bonne chance dans ma recherche et avant de remonter dans sa voiture me lança :
- " Vous savez, dès fois ce que l'on cherche peut-être emporté par la pluie et couvert de boue"
-  QUOI ??? Mais il n'a pas plu et il n'y a pas de boue ? N'importe quoi...

Mais il était déjà parti avant d'avoir eu le temps de m'entendre...
Dubitative sur l'équilibre mental de ce vieil inconnu je me suis replongée dans mes recherches en vain...

J'ai prié toute la soirée et chaque heure quand je me réveillais la nuit...

Le lendemain, toujours rien  d'autre que les précieux messages de sympathie de mes bienveillants amis...
La fin de journée arrivée,  je suis retournée faire mes courses avec mon petit mari quand à peine entrés dans le magasin la directrice vint à ma rencontre pour m'informer qu'elle n'avait rien retrouvé mais que tout le magasin était sur le coup et qu'ils surveillaient même les clients...
Quelques secondes de pure bienveillance, mêlée aux émotions intense qu'elle venait de réveiller en moi et mon chaman de mari se figea sur les congélateurs ...
- "Il vient de se passer quelque chose... Vous deux, la force de vos sentiments positifs, l'énergie déployée pour le retrouver et tout cet amour ont créé une sorte de portail sur la pierre et je la vois... Toujours sur du bitume noir, très très noir... Je ne comprends pas mais c'est plus clair que jamais".

Pendant ce temps une grosse averse avait trempé le nouveau bitume du parking qui ressortait désormais d'un noir intense comme dans la vision...
J'eus beau expliquer à Christophe que j'avais déjà balayé le parking en long en large et en travers, il insista pour que je cherche encore persuadé que la pierre était là...
Plus pour lui faire plaisir qu'autre chose je me suis remise à sa recherche lorsque la phrase incongrue du petit vieux de la veille m'est revenue :
-" Vous savez, dès fois ce que l'on cherche peut-être emporté par la pluie et couvert de boue"

Tiens donc, il venait de pleuvoir et il y avait désormais de la boue dans le caniveau...
"Emportée par la pluie" voudrait dire loin de ma place de parking... J'ai donc descendu le filet de boue en farfouillant du bout des doigts sans la moindre conviction quand je l'ai aperçue un quart de seconde  sous la boue...
Je n'osais y croire et pensais à un énième brillant de plastique qui serait tombé du camion en chargeant les courses mais en le retrouvant les doutes disparurent !!!
Il était bel et bien sur cet immense parking depuis près de 48 heures, sous le nez de tous ou presque...
Il venait bel et bien d'être emporté par la pluie et couvert de boue comme me l'avait soufflé ce vieil homme dont je ne me souviens même plus du visage et que j'avais jugé sénile...
J'ai repensé au livre de Laurent Gounelle "Les Dieux voyagent toujours incognito" et je me suis dit que oui ce monsieur m'avait transmis un message...
J'ai remercié... Ce Monsieur, Saint-Antoine de Padoue, Mes amis prieurs et mon Chaman de mari sans qui jamais je n'aurais pu faire réparer ma précieuse bague...

Bon maintenant les enfants se moquent de moi en imitant Gollum et "son préciiiiiiiiiiieux" plus pour tenter de relativiser cette expérience incroyable à laquelle ils venaient d'assister aux premières loges que pour se moquer de moi...

Cette bague était déjà chargée d'un amour inconditionnel, la voilà maintenant chargée d'une histoire que je peine encore à réaliser et à comprendre tous les tenants et les aboutissants... Toutes les perspectives ouvertes... Le vertige est là., noyé dans toute ma gratitude et ma foi...
Et cet écrit est à mes yeux un peux comme un "devoir de partage et de transmission" sur les infinies possibilités que nous offrent la Vie et qui semblent n'avoir pour limite que notre imagination...

dimanche 31 juillet 2016

Le chaman et la Réincarnation d'un animal de compagnie...

L'une des premières fonctions de ce blog était de pouvoir poser des mots sur des histoires à peine croyables pour pouvoir témoigner de la beauté et de la magie du monde qui nous entoure...
Ce soir je rajouterai pour parler de ses infinies possibilités...

Depuis l'ouverture du cabinet et grâce à ses perceptions particulières, mon Chaman remet en place beaucoup de dysfonctionnements physiologiques,  décoince des dos, coupe le feu et j'en passe... Parfois on lui demande de rééquilibrer des chakras, de libérer des blocages énergétiques, d'agir sur des plans plus subtils mais ce que mon petit mari préfère par dessus tout c'est jouer son rôle spirituel de Chaman, à savoir "faire le lien entre le monde des vivants et le monde des esprits"...

Alors c'est avec grand plaisir qu'il a accepté lorsqu'une femme lui a demandé d'accompagner la fin de vie de son chien, un basset Artésien de 15 ans afin de lui permettre de passer sans encombre de l'autre côté et pourquoi pas d'envisager sa réincarnation...

Comme cela s'est déjà produit à plusieurs reprises lors de différents décès animaliers, dans les minutes qui suivent la mort d'un animal, le Chaman reçoit une image mentale de l'âme qui nous a quitté : La photo de l'animal dans lequel il se réincarnera.
Le but étant de travailler avec le maître de l'animal pour que lui aussi perçoive cette image afin qu'il puisse prendre conscience de la "magie" des évènements à venir !
Il ne suffit pas que le Chaman fasse tout le travail, l'homme et l'animal doivent être en lien pour  que la magie opère et c'est au Chaman de créer ce lien... "Si Dieu le veut".
Afin de prouver l'authenticité de ses perceptions il me confie toujours ses visions détaillées avant que le maître de l'animal ne témoigne des siennes... Et jusqu'ici elles ont toujours concordé.

Après quelques minutes de travail, la femme parvenait à entrevoir la vision du futur animal...
Alors un chien c'est un chien me direz vous mais cette fois-ci tous deux s'entendirent sur le fait que l'animal serait d'une couleur très spécifique... Une couleur qui n'existe pas chez les bassets artésiens.
D'ailleurs Christophe ne percevait pas un basset artésien mais un basset Hound, le chien dont la femme avait toujours rêvé avant qu'on ne lui offre un basset artésien sur un malentendu.

Il était donc bien question de réincarnation future, mais pour que la magie des retrouvailles opère il allait nous falloir bien plus de renseignements pour nous permettre de retrouver l'animal au milieu  de notre monde complexe.
Le chaman demanda alors d'autres visions et d'autres indices pour nous permettre de retrouver ce chien avec l'absolue certitude qu'il ne s'agissait pas de n'importe quel chiot mais bien de l'âme de celui qui venait de nous quitter.
Et pour obtenir cette certitudes, absolument tous les signes allaient devoir se vérifier... Un par un.

Nous allions devoir mener un véritable d'enquête afin de retrouver des pièces à convictions qui sont :
- Un Basset Hound
- De sexe Féminin
- De couleur beige clair (robe très rare chez les bassets majoritairement tricolores noir, chocolat et blanc)
- Le deuxième indice principal étant un message : "Il n'y a pas de Noir", indice constaté à la vision de la robe mais qui devrait certainement prendre tout son sens ultérieurement...
- Une Eglise de Pierre type "les églises Bretonnes" (OhNon ! Nous n'allons quand même pas devoir aller chercher ce chien en Bretagne !!!)
- Une famille et non pas un refuge.
- Et enfin un Blason avec "une couronne posée dessus avec une espèce de moustache en haut"

Afin de nous faciliter un petit peu la tâche nous avons demandé un rapprochement géographique par commodités mais sans avoir la certitude que cette demande serait exaucée...

Puis nous avons laissé faire le temps en attendant "le signal"...

Il y a 10 jours mon Chaman a commencé à se sentir "pressé" d'agir alors nous avons pris contact avec les élevages les plus proches de chez nous et de la maitresse concernée... Demandant si des naissances étaient prévues dans les semaines à venir, et si il y avait la possibilité  d'avoir dans le lot un chiot couleur crème, puis nous avons attendu les réponses.

Parmis les 4 élevages contactés, un n'élevait plus cette race de chien, le second n'avait pas de portées prévue là dans les semaines à venir, réduisant de ce fait la liste des possibilités...
Le troisième attendait des naissances dans les jours à venir et le quatrième début septembre.
En Post-Scriptum de l'une des réponses, l'éleveuse précisait qu'un petit chiot était né il y a une dizaine de jours, qu'il avait été réservé puis que son acheteur s'était désisté le rendant de ce fait de nouveau disponible et elle nous a envoyé le lien du site internet et de la page sur la portée...

Avons donc découvert les photos des chiots nés il y a dix jours dans l'ordre suivant :



C'est à ce moment là que le "Y'a pas de noir" a prit tout son sens...
Mais il restait encore bien des signes à valider avant de conclure que nous avions retrouvé le bon chiot... 
Il s'agissait bien d'une petite femelle, sa date de naissance coïncidait parfaitement avec le jour où mon chaman ressentit le besoin de partir à sa recherche...
En appelant l'élevage nous apprîmes qu'il s'agissait d'un élevage familial et en regardant sur google maps où se situait cet élevage , la photo illustrant la ville concernée réglait le problème de l'église de pierre (et non pas de briques comme le sont toutes les églises du Nord de la France)...


Tout était là... Sauf le Blason !
Nous avions suffisamment d'indices favorables pour avertir la femme qui nous avait demandé son aide mais émettions cependant une réserve faute de blason...
La femme s'est rendue à l'élevage situé à une heure de son domicile cherchant discrètement un blason ... En vain.

Elle eut le coup de coeur sur cette petite boule de poils mais comment ne pas craquer devant "ça"?


Mais pour nous, les règles sont les règles! Et sans le blason, pas de confirmation, aussi mignonne soit cette petite boule de poils!!!
Or il fallait confirmer la réservation ou pas et ce dans les plus brefs délais.
La femme au téléphone était catégorique, pas de blason dans l'élevage...

De chez nous, nous cherchions ce que pouvait bien vouloir dire ce blason surplombé d'une moustache et d'une couronne...
Avons fait des recherches sur les armoiries de la ville, de la famille des éleveurs...En vain. 
Avons trouvé des blasons mais sans moustache ni couronne !!!
Quand j'eus l'idée de me porter sur le nom de l'élevage... " Les berges de Florence"
Et en recherchant le blason de la Ville de Florence, ce que je découvris me laissa sans voix :


Avons renvoyé un SMS en Urgence qui disait :
"Avons trouvé le blason, Vous pouvez confirmer la réservation"
Aussi incroyable que cette histoire puisse paraître, Elle n'en reste pas moins authentique...
Je ne peux même pas en vouloir aux sceptiques dans la mesure où même en ayant vécu toute cette histoire, j'ai encore bien du mal à réaliser l'énormité de ce qui vient de se passer...
Je m'émerveille de toutes les possibilités que cela ouvre, de toutes les perspectives que nous découvrons... Même si elles vont à l'encontre de tout ce que nous avons appris depuis toujours.

L'accompagnement spirituel du Chaman ne s'arrête pas là...
Il y a toute une éducation à refaire et à compléter...
La prise de conscience de la chance insolente qui nous est offerte ne peut se dispenser d'une gratitude infinie en la magie de la vie et en la toute puissance des forces qui nous entourent, remerciements, offrandes, prières et foi inaltérables sont désormais de mises pour ces deux vies à jamais changées... 

Longue vie à ce petit chien qui pourrait s'appeler "Miracle" Puisque c'est l'année des "M"... 




dimanche 7 février 2016

Message fraternel...

Je reprends mon clavier après quelques semaines de silence pour vous raconter l'histoire d'une femme qui a contacté mon chaman il y a quelques jours, afin de savoir si le petit frère qu'elle venait de perdre brutalement avait aujourd'hui trouvé la paix et la sérénité qu'il recherchait désespérément de son vivant...

A la recherche de cette réponse, Christophe comprit que ce jeune homme essayait d'entrer en contact avec elle mais qu'elle ne le percevait pas.
Après lui avoir expliqué comment faire pour sentir sa présence, il s'avéra que ce n'était pas le bon moment pour elle. Nous avons donc repris rendez-vous le lendemain matin, à une heure propice au calme et au lâcher-prise afin d'augmenter ses capacités de réception.

Le lendemain matin, à sa plus grande surprise, rien ne se passa comme d'habitude lors de ce genre de séances:
Nous avions un chaman disponible,  une jeune femme en attente mais un défunt contrarié qui n'était plus en mode "communication"!

Lorsque Christophe chercha à comprendre ce qui contrariait à ce point cet homme, il perçut un objet qu'il ne parvenait pas à identifier clairement...

Durant ce genre de séances, c'est moi qui sert d'intermédiaire car Christophe est presque dans un état second et est totalement concentré et absorbé par ses perceptions... Pour des soins à distances, cela se passe plutôt de vive voix par téléphone alors que lorsqu'il s'agit de contact avec les âmes de nos chers disparus, nous privilégions plus les SMS  qui évitent les silences...

Je demandais donc par sms à la jeune femme si elle avait conservé un objet qui lui appartenait...
Le temps de recevoir sa réponse, Christophe affinait sa perception et savait me dire qu'il s'agissait d'un objet personnel  (et non pas de simples papiers ou de la vaisselle) et que cet objet était en métal...

Mon Chaman grogna alors qu'il fallait éteindre la télévision restée allumée pour notre petit gnôme malade, car elle le perturbait beaucoup :
- D'ordinaire ça ne me dérange pas mais je dois être fatigué ce matin car mes perceptions s'orientent sur de l'agressivité, sur un objet pas anodin... Un couteau ! Je ne pense pas que l'on puisse garder un couteau en souvenir d'un défunt... Et comme par hasard Exactement comme dans le dessin animé!!!
donc on coupe on rallumera tout à l'heure...

Pendant ce temps...la réponse arrivait :
Souhaitant entrer en contact avec lui, la jeune femme s'était emparée du couteau de son petit frère, objet qui lui était cher et qu'elle avait assimilé à sa mémoire, ce qui le contrariait fortement.

Il ne souhaitait plus que cet objet lourd de sens lui soit associé à ce jour et souhaitait qu'elle le remplace par un autre objet, un objet lui aussi  chargé de symboles, mais des symboles qu'il souhaitait lui transmettre aujourd'hui... Or mon chaman ne percevait que sa forme...Ronde.

La jeune femme nous expliqua qu'elle n'avait en sa possession que deux objets personnels lui ayant appartenu, que les autres avaient été répartis dans la famille et le cercle de ses proches amis.
La deuxième étant une petite médaille ronde représentant un "Saint-Christophe" mais elle ne l'avais jamais vue autour de son cou.


Christophe reçut la confirmation qu'il s'agissait bien de cette médaille et l'explication qu'il lui fallait transmettre:
"De son vivant sa grande soeur avait passé sa vie à veiller sur lui, depuis leur plus tendre enfance, jusqu'à ses derniers jours très difficiles. Aujourd'hui le petit frère voulait devenir le grand frère, il souhaitait rester à ses côtés et qu'elle sache que maintenant ce serait lui qui veillerait sur elle, l'accompagnerait et la guiderait dans ses choix futurs. La médaille de ce Saint Protecteur était donc parfaitement appropriée à ce qu'il souhaitait aujourd'hui lui transmettre pour l'avenir."

Message qui vint apaiser le terrible sentiment d'abandon ressenti depuis le départ de son frère.

Nous avons terminé la séance par une méditation destinée à ce que la jeune femme puisse sentir sa présence à ses côtés... Mon chaman ouvrant les perceptions de l'une tout en guidant l'esprit de l'autre...

Bon en vrai de vrai , tout cela ne s'est pas terminé exactement comme cela... Cela s'est terminé par une longue sieste chamanienne dans le canapé, épuisé par ces interventions à distance qui demandent énormément d'énergie... :-P 






Pourquoi ce partage? Se demanderont peut-être certains...
Pour témoigner de l'étendue des possibles...
Parce que même en en étant témoin direct j'ai parfois du mal à réaliser...
Parce que je trouve magique de savoir qu'il est possible de communiquer avec les proches qui nous ont quittés trop tôt...
Et enfin pour que d'autres, ceux qui ne tomberont pas sur cet article par hasard, puissent avoir cette chance...



mercredi 18 novembre 2015

Maux prisonniers du silence (Chronique 8)

Ce matin, nous avons reçu via le formulaire de contact du blog, le mail d'une femme qui cherchait de l'aide pour sa fille polyhandicapée et que la vie avait privé de la parole.
Sa fille souffrait terriblement depuis le début de la matinée sans que le paracétamol ne la soulage et elle ne savait que faire pour apaiser sa douleur dans la mesure où il lui était impossible de savoir d'où provenait le mal.
Le médecin avait été appelé mais était toujours attendu.

La Vie a fait que ce matin, contrairement aux autres matinées de la semaine, j'étais connectée lorsque son message est arrivé et nous avons donc pu y répondre immédiatement...

Christophe me disait justement il y a peu de temps qu'il aurait souhaité pouvoir mettre ses talents au service de personnes privées de la parole pour leur permettre d'être soulagées de leurs maux...
Je pense que la Vie a entendu ses souhaits et nous venions d'en recevoir la preuve.

En moins de 10 minutes nous recevions la photo de la jeune fille en souffrance, et j'appelais cette famille pour établir la connexion puisque mon Chaman est plus efficace lorsqu'il y'a contact auditif, (faute de mieux).

En quelques secondes il identifiait l'origine de ses maux et un problème au bassin, confirmé par sa maman au regard de différents signes cliniques perçus puis confirmés.

Malheureusement la cause était physiologique. Un bon gros lumbago, doublé d'un torticolis ont besoin d'un ostéopathe ou d'un Kiné pour détendre les contractures musculaires et mon Chaman à beau être très doué, il ne sait pas encore masser à distance et ne possède pas le don d'ubiquité...
Mais au moins la famille pouvait prendre rendez-vous et formuler une demande de soins spécifiques.

En attendant, il n'en restait pas moins que cette jeune fille suait de souffrance à l'autre bout de la France sous l'impuissance de ses proches.

Mon petit mari mit quelques minutes à intervenir sur sa douleur. Il ne peut peut-être pas détendre ses muscles mais il peut agir sur sa perception de la douleur et sa relaxation pour éviter de surcontracter toutes ces zones déjà trop enflammées.

C'est toujours magique pour moi d'avoir le téléphone à la main et d'observer d'un côté mon Chaman en plein travail tout en entendant dans le combiné les commentaires de la famille qui constataient de minute en minute la disparition des crispations de douleur, des suées et le relâchement  musculaire conséquent à la détente apportée par le soulagement.
Quel don aussi incroyable que merveilleux...
Je ne peux m'empêcher ce soir de me sentir pleine de gratitude et d'espoir pour les perspectives qu'ouvrent de telles capacités et tenais à partager ce récit  parce que j'ai confiance et que je sais que les personnes qui liront cet article ne seront pas arrivés sur ce lien par hasard, et qu'il pourra servir à soulager encore... ailleurs...


PS: Merci à la famille d'autoriser le récit de cette belle rencontre.

mardi 10 novembre 2015

Accompagnement et soulagement de personnes dans la souffrance et la maladie

Aujourd'hui je vais vous parler d'un livre...
Il y a des dizaines de livres dont j'ai envie de vous parler, des auteurs qui ont littéralement changé ma vie et mon regard sur le monde spirituel...Des auteurs comme Paolo Coelho, Laurent Gounelle et bien d'autres...
Mais aujourd'hui je vais vous parler de Bernard Werber et d'un livre en particulier.

Bernard, j'ai fait sa connaissance avec ses Fourmis... Et alors que mon ami qui me l'avait recommandé m'en disait le plus grand bien et m'avait vraiment donné l'envie de me plonger dans le monde incroyable de la fourmilière, je n'ai pas accroché...
J'ai essayé, j'ai persévéré, j'y suis retournée encore et encore mais non... vraiment pas.
Je compte sur les doigts d'une main les livres que je n'ai pas su terminer et celui-ci en faisait partie.
Depuis, la Vie à remis d'autres livres de Bernard sur mon chemin et je me suis réconciliée avec ses oeuvres.

Je vais vous parler d'un livre que j'ai découvert dans des circonstances bien particulières.

L'une de mes plus proches amies, Bibliothécaire et Conteuse en son état est venue passer quelques jours à la maison et a donc vécu à notre rythme...
Ce rythme où chaque jour ou presque je vais rendre visite à l'une de mes voisines en phase très avancée d'un cancer des poumons et qui souffre énormément.
Je confiais à mon amie à quel point il m'était pénible d'assister à sa souffrance sans pouvoir lui apporter mon aide.

Mon Chaman lui l'accompagne dans la maladie et est capable de soulager les crises de douleurs aigües, mais moi je me sentais bien impuissante.
Bien sûr j'ai conscience que mes visites lui apportent une bouffée d'oxygène, une petite parenthèse dans ses journées. Je sais que la maladie isole et que jour après jours les fossés se creusent entre le malade et les proches qui n'osent plus venir, qui se sentent mal à l'aise ...  Mais tout de même.
C'est si peu de chose qu'une part de moi en est frustrée de ne pouvoir faire plus.

C'est alors que mon amie m'a suggérée la lecture à voix haute.

Et voici ma réponse :
- La lecture à voix haute??? Ah oui! J'ai déjà entendu parler de ça... je sais qu'il y a des personnes qui vont dans les hôpitaux faire la lecture aux malades...
Mais euh... Ma voisine est encore capable de lire, je ne vais pas lui lire un livre quand même !!!
Et puis je n'ai jamais fait cela moi, je ne suis pas conteuse, pis je raconte mal les histoires.... les histoires, je préfère les écrire que les raconter.

Et là elle m'a répondu :
- Non tu ne vas pas lui lire "un livre", tu vas lui lire "Le livre du voyage"...
Et tu verras que non seulement ta lecture lui fera du bien au moral, mais en plus apaisera ses douleurs physiques.


J'étais dubitative et pour achever de me convaincre elle entreprit la lecture du premier chapitre du livre.
Bon d'accord, je devais bien reconnaître que ce livre avait effectivement un "petit quelque chose de vraiment différent des autres livres"!
Mais je ne me voyais pas demander à ma voisine si elle acceptait que je lui fasse la lecture...

Alors, mon amie (très connectée) m'expliqua que le voyage dont il était question dans le livre était en réalité ce que certaines personnes appelaient un "voyage astral", une "sortie du corps" et que cela permettait d'apprendre à évader son esprit d'un corps souffrant ou malade... (Ou pas d'ailleurs, mais le bénéfice en est plus grand encore dans le cas de la maladie je pense)...

Je suis donc allée voir ma voisine, le livre  sur ma tablette ( Eh j'ai l'intégrale de Bernard mais n'avais pas encore pris le temps de tout lire) et lui ai exposé les choses avec à peu près ces mots là...

- Voilà, j'ai une amie bibliothécaire et conteuse à qui j'ai parlé de toi et qui m'a suggéré de tenter une expérience ensemble toutes les deux... L'expérience de la lecture à voix haute d'un livre particulier...
Le livre du voyage. J'ai toute confiance en elle et je la crois lorsqu'elle me dit que ce livre pourrait te faire beaucoup de bien et t'aider à mieux gérer la douleur et la maladie.
Je n'ai jamais fait la lecture à personne en dehors de l'histoire du soir à mes enfants, mais si tu es prêtes à tenter l'aventure avec moi nous découvrirons ce livre ensemble.

A ma plus grande surprise, elle accepta sans ciller...

Chaque jour je vais donc lui faire la lecture une demi-heure, 45 minutes lorsque je le peux...
Je reprends le passage de la sortie du corps  avant de retourner aux paysages laissés la veille , faute de pouvoir me poser une demi journée entière...

Cette lecture a des effets apaisants sur moi, lectrice, mais je dois reconnaître que les effets sur elle et sa souffrance ont dépassés toutes mes espérances.
Jamais je n'aurais pu imaginer un tel relâchement et une telle relaxation suite à une lecture à voix haute.
Alors bien sûr je sais que le choix du livre est essentiel à un tel effet et que ce n'est pas juste la magie de ma voix qui la transporte si loin que son corps ne la fait plus souffrir mais tout de même...
C'est incroyable !

Si incroyable que je ne pouvais pas ne pas y consacrer un article...

Si vous aussi vous connaissez une personne plongée dans la souffrance, mais que vous n'êtes pas à l'aise avec la lecture à voix haute, je vous recommande vivement le livre audio.
Et celui-ci est disponible gratuitement sur youtube...
En voici le lien :





Pour ceux qui ne disposent pas forcement de wifi, des appris iphone et android permettent de télécharger dans le téléphone les vidéos pour pouvoir les visionner et écouter même sans réseau.
Applis  telles que "free download" très utiles pour les livres audios , mais aussi les interviews et conférences...

Très beau voyage à tous, et n'oubliez de partager autour de vous ce lien et ce livre aux pouvoirs incroyables car trop de personnes sont prisonnières de la douleur et de leur corps en souffrance.

samedi 7 novembre 2015

L’histoire de 3 vies sauvées par l’honnêteté et 2 oiseaux.

En vacances à la montagne en quête du repos bien mérité après cette année de dingue, j’étais sur mon balcon, profitant des dernières heures de vacances et de l’imprenable panorama sur le massif du Mont-Blanc lorsque mon téléphone sonna.
En ligne, ma soeur dont je décelai à l’intonation de ses premiers mots qu’il venait de se passer quelque chose de grave.
Sa voix teintée d’angoisse et de panique amplifiait l’effet de sa confession…

Elle m’appelait pour m’informer que les deux oiseaux que je lui avais confié pour les 15 jours de vacances venaient de mourir d’une crise cardiaque… Elle se confondait en excuses m’expliquant qu’elle était très fière qu’il ne leur soit rien arrivés de toutes les vacances et qu’elle ne comprenait pas pourquoi la veille de mon retour, alors qu’elle venait de les redescendre de l’étage où ils avaient passés les 2 semaines sans encombre, tous deux venaient de décéder brutalement… Elle m’assurait les avoir pourtant nourrit et hydraté régulièrement, avoir veillé à ce qu’ils ne manquent de rien alors elle en arrivait à se dire que peut-être ils avaient eu peur du chat ou des chiens… 
Son débit était accéléré et je perdis très vite le fil de ses justifications et de ses excuses happée par une réflexion tout autre…

Après quelques minutes de « décrochage » et de réflexion je repris le fil de ses explications au fait que ses proches lui avaient conseillé de ne rien me dire et d’aller simplement en animalerie me racheter un couple de mandarins de la même couleur genre « ni vu ni connu que j’t'embrouille » et comme ça tout irait pour le mieux dans le meilleurs des mondes…



Effectivement… Si elle m’avait racheté un couple d’oiseaux identiques, je ne m’en serais probablement jamais rendue compte dans la mesure ou je n’avais ces oiseaux que depuis moins d’une semaine avant de partir en vacances et que je n’avais pas encore eu le temps de les observer sous toutes les coutures, absorbée par mes préparatifs de départ…
Mais ce qui est sûr, c’est que si elle ne m’en avait rien dit, jamais je n’aurais pu lui apporter mon regard extérieur sur cet incident qu’elle considérait comme fâcheux pour notre relation mais insignifiant en dehors de cela…
Alors que moi je venais de comprendre que le décès de mes oiseaux était exactement l’inverse : 
Insignifiant pour nôtre relation mais fâcheux en dehors de cela !!!

Quelle était la probabilité pour que 2 oiseaux habitués aux autres animaux domestiques, décèdent en même temps d’une crise cardiaque dans la même cage alors que la cage n’est pas tombée ou qu’il n’y a pas eu d’incident particulier à la maison ???
Elle était infime… 

Afin d’affiner mon intuition j’avais toute fois besoin de quelques renseignements de plus… 
Comme je m’y attendais, ses deux colocataires étaient souffrants depuis quelques jours et tenaient une migraine persistante… 
Et… Avec l’arrivée de l’automne, le chauffage avait repris du service !!!

Tout était là :

 Les oiseaux morts 
Les maux de tête mis sur le dos de fatigue passagère 
Le chauffage rallumé
 =

Intoxication au monoxyde de carbonne!!!


Les oiseaux sont les premiers animaux à détecter le monoxyde de carbone, c’est pour cela que les mineurs descendaient toujours dans les galeries avec des oiseaux pour détecter ce gaz inodore mais pourtant mortel.

Mes deux oiseaux venaient probablement en perdant leur vie de sauver celle de ma soeur et de ses deux colocataires.

Trois vies qui ne seraient peut-être plus là si ma soeur avait choisit de me cacher la vérité…

Quand on dit que l’honnêteté paie… Je pense que cette histoire en est la parfaite illustration!

Et si je la partage aujourd’hui c’est pour informer un maximum de personne  des dangers de ce gaz mortel qui fait trop de victimes chaque hiver, et parce qu’un jour, cet article pourra peut-être permettre de sauver des vies de plus.





Pour info voici un petit copié-collé du site  www.sante.gouv.fr/intoxication-au-monoxyde-de-carbone-quels-symptomes.html

"Il existe deux types d’intoxication :
  • l’intoxication aiguë, qui entraîne une intervention des secours en urgence et se manifeste par des vertiges, une perte de connaissance, une impotence musculaire, voire un coma et le décès ;
  • l’intoxication chronique, qui entraîne des maux de tête, des nausées, une confusion mentale. Difficilement détectable, elle peut entraîner, à la longue, des troubles cardiaques ou respiratoires. Ce type d’intoxication est actuellement suspectée de perturber le développement cérébral des enfants et notamment leur fonctionnement intellectuel.
Des signes cliniques peu spécifiques
Les signes cliniques ne sont pas spécifiques : maux de tête, vertiges, malaises, nausées, dyspnée, troubles de la vision, de l’odorat ou du goût, troubles du sommeil, de la mémoire, de l’attention, douleurs thoraciques, abdominales, musculaires peuvent être rencontrés à des fréquences variables. Le CO a été décrit comme « le grand imitateur » car les intoxications donnent lieu à un grand nombre de faux diagnostics de grippe, de gastro-entérites ou d’autres affections bénignes. "


jeudi 5 novembre 2015

Signes et chemin de Vie.

Aujourd’hui j’avais envie de vous raconter une histoire…
Du vécu bien sûr… 
L’histoire de signes de la vie reçus… mais mal interprétés.

Dans la vie il y a plusieurs sortes de « signes" 
Il y a  les signes envoyés pour nous guider lors de situations délicates, signes qui peuvent être aussi divers que variés…
Et puis il y a les « signes que nous sommes sur le bon chemin », que jusqu’ici tout se déroule comme prévu initialement…
Vous savez ces brefs instants de « déjà vécu » où vous avez alors la certitude absolue que vous avez déjà vécu ce moment jusque dans les moindres détails… 
Comme si il y avait une faille spatio temporelle de quelques secondes… ou comme si au moment de choisir votre incarnation on vous avait présenté une succession d’instants de vie de celle qui vous attend pour vous filer un petit coup de pouce le moment venu…

C’est de ces instants que je vais vous parler aujourd’hui.

Il y a  presque deux ans, peu avant l’orientation scolaire de fin de troisième, nous étions à la recherche du Lycée idéal pour Lola, mon (trop grand) poussin…
La tâche semblait aisée puisque l’orientation professionnelle qu’elle souhaitait entreprendre limitait notre choix à deux établissements scolaires.

  • Le premier, était un énorme établissement public (et donc gratuit), situé à plus d’une vingtaine de kilomètres de la maison la contraignait à 50 minutes de transports en commun chaque matin et autant chaque soir. Elle devait traverser toute la métropole Lilloise et enchaîner marche / bus / métro / et tramway. Le lycée comprenait plus de 1500 élèves et une grande partie des cours avaient lieux dans des bâtiments vétustes et des pré-fabriqués qui avaient fait plus que le temps qui leur était imparti .

  • Le second, était un petit établissement privé (donc payant chaque mois : une bagatelle de 150 euros ( oui je sais , y’en a des bien plus chers mais ajoutez à cela les frais de cantines à 5 euros le repas ce qui représente le budget repas de la famille au complet le midi alors qu'au collège elle nous déjeunions tous ensemble!)) cela faisait une sacré facture supplémentaire à la fin du mois. Ce lycée présentait l’énorme avantage de n’être situé qu’à quelques kilomètres de la maison réduisant le temps de transport à 20 minutes dans un seul Bus et cerise sur le gâteau : les locaux venaient d'être rénovés.
Il nous fallait donc plus d'informations pour pouvoir effectuer notre choix.

Lors de la visite des journées portes-ouvertes du Lycée public, Lola s’était interrompue en montant les marches de l’escalier du bâtiment principal et le trouble se lut soudain sur son visage…
Elle m’expliqua avoir eu une énorme sensations d‘avoir "déjà vécu l’instant qui venait de s'écouler", et était très surprise car c’était pourtant la première fois qu’elle grimpait cet escalier sur lesquels les chiffres en Allemand avaient été peints sur les marches… Elle était certaine de n'avoir jamais connu et vu d'escalier similaire...Et pourtant elle avait cette certitude que ce n'était pas la première fois qu'elle vivait cet instant!




Je ne pus m’empêcher de sourire et voir dans cette perception la confirmation qu’elle était bien sur son chemin de vie…

Puis par mesure de sécurité, nous l’avons tout de même pré-inscrite dans l’établissement privé au cas où elle n’aurait pas été retenue dans la section demandée en premier choix de ses voeux d’orientation, section très demandée puisque pour 250 demandes annuelles , il n’y a que 25 places disponibles.
Mais lorsque son admission fut confirmée, nous nous sommes retrouvés devant un choix à faire qui se résumait à « gratuit et loin" ou "payant mais près ».

N’ayant jamais prise le bus toute seule,habitant à quelques centaines de mètres du collège, et étant très inquiète à l’idée de traverser très tôt le matin toute la métropole Lilloise en enchaînant les différents transports elle eut peu de mal à me convaincre de l’inscrire dans l’établissement privé et je relativisais en considérant la facture mensuelle comme le prix de sa sécurité.

Me chiffonait cependant cette perception qui indiquerait que nous n’aurions pas fait le bon choix d’établissement…

J’ai donc demandé  à la vie de m’envoyer des signes afin de me guider et me confirmer ce choix délicat, signes que je n’ai pas dû percevoir ou interpréter de la bonne manière car je l’ai finalement maintenu son inscription à l’établissement privé près de la maison.

La rentrée scolaire eut lieu… Les mois se sont écoulés et nous sommes passés de déconvenues en désenchantement.
Moi qui avait toujours entendu parler du sérieux des établissements privés, je suis descendue du grenier à la cave en découvrant des absences de plusieurs mois non remplacées, des professeurs sans-cesse en retard, des examens reportés, des bulletins de notes inexistants, suicide de plusieurs élèves, alcoolisme d'autre… bref, le fiasco Total ! Et Lola ne demandait qu’à quitter cet enfer... La goutte d'eau qui fit déborder le vase fut le traffic de drogue en plein cours doublée par l'interpellation policière le même jour de l'un de ses camarades de classe pendant le cours de sport!

Bien décidée à la changer d’établissement à la rentrée suivante j’ai donc contacté le lycée public pour prendre connaissance des démarches administratives et c’est là que j’ai appris que si il est simple de passer du public au privé, l’inverse est bien plus compliqué !
Le secrétariat de l’établissement m’expliqua qu’il fallait effectuer une demande de dérogation auprès du rectorat de l’académie du département, et prier pour qu’aucun enfant ne déménage cette année. En fin de seconde, seule une ou deux places se libéraient, et la priorité était donnée aux familles qui emménageaient sur la métropole. Les chances étaient donc infimes!

Sauf si… La vie s’en mêle et vous file un petit coup de pouce au passage…

Sauf si on vous recommande de joindre une personne bien précise au C.I.O (Centre d'information sur l'orientation ou un truc dans le genre), que cette personne est en pause café, que celle qui passait par là par hasard et a décroché le téléphone alors qu'elle n'était pas censée le faire et que de fil en aiguille et de confidences en confessions elle finit par me confier une petite astuce  qui allait changer le fil des choses...

Elle m'expliqua que à la fin de l'année scolaire, les changements d'établissements scolaires relevaient de l'autorité du rectorat mais que de elle à moi, pendant l'année , il n'en était rien. Seul le directeur de l'établissement pouvait accepter  ou refuser une admission exceptionnelle si les motivations étaient valables et que nous parvenions à le convaincre...

C'était plus d'hypothèses positives qu'il n'en suffisait à me convaincre de tenter ma chance...
Et puis j'avais toujours dans un coin de ma tête le souvenir de cet instant de "déjà vécu" pour lequel j'avais fini par me convaincre qu'elle avait déjà vécu la journée porte ouvertes et non sa scolarité là-bas, mais que si et seulement si je m'étais trompée, alors les choses se mettraient en place toute seule pour qu'elle puisse retrouver le bon chemin...

Et à partir de là, tout s'est enchaîné très vite... Dans une sérénité totale et avec une facilité surprenante.
L'appel au lycée pour prendre rendez-vous avec le directeur... la rédaction et le dépôt de la lettre de motivation... Le rappel du directeur, le rendez-vous du lendemain...
Et le changement d'école 3 jours plus tard à la plus gràe surprise de toutnle personnel enseignant et alors que le directeur lui même nous confiait ne pas avoir procédé à ce genre d'admission depuis des années mais que il ne savait pourquoi, "cette fois il pensait que cela valait le coup" !!!

Un changement qui lui permet désormais de bénéficier d'une formation professionnelle digne de ce nom... Même si le prix à payer n'est pas financier mais temporel dans les transports en communs, c'est aujourd'hui son choix.

Qu'il est doux et rassurant de prendre conscience que des erreurs sont possibles, qu'aucun choix n'est irrévocable et que l'univers tout entier consent à tout mettre en place pour le meilleurs de chacun d'entre nous...

Les chemins de vie ne sont pas sans détours, sans encombres mais chacun de nous à le sien pour devenir une personne meilleure, plus éveillée, plus à l'écoute d'elle, de ses proches et du monde qui l'entoure...
Et si à la croisée de deux chemins, vous choisissez le mauvais, il est rassurant de penser que l'on a le droit de se tromper, que de nos erreurs naîtront des apprentissages qui nous rendront plus forts encore et qu'aucune d'elle n'est définitive.
Il suffit juste d'accepter cette erreur, de bien-vouloir faire demi-tour et de ne pas hésiter à demander un peu d'aide...
Merci la Vie.